Quand on pense « stage de survie », on imagine le Vercors, les Pyrénées, une semaine de congés posée, six heures de route et une logistique de départ en expédition. Résultat : on remet à plus tard. Parfois pendant des années.
Bonne nouvelle : ce n’est pas nécessaire. Le CEETS organise ses stages de survie Niveau 1 en Yvelines, en pleine forêt francilienne, à environ une heure de Paris — et le terrain est accessible en train. Vous partez le samedi matin, vous dormez dehors, vous rentrez le dimanche soir. Un week-end. Pas de jours de congés à poser, pas de voiture indispensable, pas d’excuse.
Et non, ce n’est pas une version « allégée » de nos stages. C’est exactement le même stage Niveau 1 que partout ailleurs en France : le cœur de notre système pédagogique, celui où les gens — y compris les baroudeurs expérimentés — nous disent apprendre le plus de choses. Deux jours pour acquérir les compétences essentielles qui permettent d’évoluer en autonomie en milieu naturel et de gérer une situation dégradée. Sans folklore, sans militarisme, sans mise en scène. On fait ça depuis 2003, et plus de 5 000 stagiaires sont passés entre nos mains.
Si vous vivez en Île-de-France et que vous attendiez le bon moment : c’est probablement celui-ci.
Les prochaines dates de stage en Yvelines
Les sessions se remplissent par ordre d’inscription, avec 12 places par stage. Ce petit effectif n’est pas un argument marketing : c’est la condition pour que le formateur puisse voir travailler chaque stagiaire, corriger chaque geste, et adapter le rythme au groupe réel — pas au groupe idéal.
L’inscription se fait directement en ligne depuis la page de chaque session. Pour toute question avant de vous lancer : secretariat.ceets@gmail.com.
280 € pour un week-end complet : ce qui est inclus
Le stage Niveau 1 coûte 280 € pour deux jours pleins, nuit en forêt comprise.
Ce prix inclut :
- l’encadrement complet par un formateur du CEETS ;
- l’assurance pendant toute la durée du stage, nuit comprise ;
- l’intégralité de la pédagogie : cours théoriques, démonstrations, mises en pratique, débriefs.
Ne sont pas inclus : vos déplacements, vos repas et votre matériel personnel. Une liste de matériel précise vous est fournie après l’inscription — et si vous pratiquez déjà un peu d’activités de plein air, il y a de fortes chances que vous ayez déjà presque tout le nécessaire. Rien à acheter en urgence, rien de hors de prix.
Ce que vous apprendrez pendant ces deux jours
Le programme du Niveau 1 n’est pas une collection de « trucs de survie ». C’est un système : des principes qui s’adaptent à l’infini des situations, plutôt que des techniques qui ne marchent que dans les conditions du tutoriel. Chaque module théorique est immédiatement suivi de pratique, et la progression est calibrée pour que personne ne se sente largué.
Concrètement, sur le terrain, voici ce que vous allez travailler :
- Décider juste avant d’agir — les priorités en situation de survie, la définition d’une situation réellement dégradée, la gestion du risque. Et surtout la gestion du stress : comprendre « l’effet chimpanzé », le prévenir, en sortir.
- Premiers secours adaptés au milieu naturel — hémorragies, entorses, hypothermie et hyperthermie, morsures de vipère. Donner l’alerte, se signaler, gérer une victime — avec un exercice d’évacuation en conditions réelles.
- Régulation thermique — lutter contre le froid ou le chaud selon la saison : principes de base, position de survie, abris de fortune, gestion des vêtements.
- Le feu — la législation (oui, avant tout), les secrets pour réussir un allumage en toutes conditions, l’usage du firesteel et des allume-feu d’urgence ou naturels, la sécurisation et l’extinction complète.
- Le bivouac — montage efficace d’un tarp, optimisation d’un sac de couchage, lecture des microclimats, nœuds essentiels. Vous dormez avec du matériel moderne, et vous apprenez à en tirer le maximum.
- L’eau — physiologie de l’hydratation, puis trouver, évaluer, rendre potable et stocker.
- Orientation et lecture de carte — les fondamentaux pour ne pas se perdre, boussole, coordonnées, applications de cartographie, le tout validé par une course d’orientation.
- Et tout le reste qui compte — hygiène de terrain (dont les tiques et les maladies qu’elles transmettent), réglage et chargement du sac à dos, usage sûr et efficace d’un petit couteau à lame fixe, usages sans traces, et les principes solides pour monter votre propre kit de survie.
Le moment fort du stage : une nuit en pleine nature, en configuration minimale. Ce n’est pas une épreuve — c’est une expérience encadrée, préparée toute la journée du samedi, dont la plupart des stagiaires ressortent avec une certitude nouvelle : « je sais faire ».
Un détail qui a son importance : l’ordre des modules peut varier selon la saison, la météo et le formateur. C’est voulu. On enseigne dans les conditions réelles du jour, pas dans un décor.
Pour le descriptif complet du Niveau 1, ses variantes et sa place dans notre progression pédagogique : la page du stage de survie Niveau 1.
Le terrain : la forêt francilienne suffit largement
Il faut tordre le cou à une idée reçue : non, il ne faut pas de la haute montagne pour apprendre la survie. La statistique qui remet les pendules à l’heure : 71 % des accidents en milieu naturel sont des entorses. Pas des avalanches, pas des attaques d’ours. Des entorses — qui arrivent aussi bien en forêt de plaine qu’en face nord. La survie réaliste, celle qu’on enseigne, se joue partout où vous mettez les pieds.
La forêt francilienne est un terrain d’apprentissage remarquable : un relief doux qui permet de consacrer votre énergie à apprendre plutôt qu’à souffrir, un milieu forestier riche où tous les modules du programme se pratiquent en conditions réelles — le feu, l’abri, l’eau, l’orientation.
Par respect pour le lieu et pour nos voisins, nous ne communiquons pas publiquement l’emplacement exact du terrain : les stagiaires inscrits reçoivent toutes les informations pratiques de rendez-vous. C’est aussi ça, les usages sans traces.
Accessible en train : un stage de survie sans voiture
C’est un de nos partis pris, et on y tient : ce stage est accessible en train, à environ une heure de Paris. Vous n’avez pas de voiture ? Ce n’est pas un problème. Vous en avez une mais vous préférez la laisser au garage ? Encore mieux.
Concrètement : la gare de rendez-vous, l’horaire et l’organisation de la dernière étape vous sont communiqués après l’inscription. Et si vous préférez venir en voiture, c’est évidemment possible aussi.
Il y a quelque chose de cohérent à venir apprendre l’autonomie en milieu naturel sans dépendre d’un véhicule. Et accessoirement, un stage de survie où l’on arrive détendu après une heure de train, plutôt qu’énervé après trois heures de bouchons, ça commence mieux.
Qui encadre ces stages
Le CEETS est la doyenne des écoles de survie françaises : fondée en 2003, plus de 5 000 stagiaires formés, et une fiche Google à 5,0 sur 46 avis — ce qui, pour une école qui existe depuis plus de vingt ans, veut dire quelque chose.
Nos formateurs ne sont pas des animateurs qui récitent un classeur. Ce sont des instructeurs formés à notre pédagogie, qui enseignent des principes éprouvés — et qui savent s’adapter au groupe qu’ils ont devant eux, pas à celui qu’ils imaginaient.
Les sessions des Yvelines sont encadrées par Laëtitia Barbier et Julien Imbert, instructeurs du CEETS, formés à notre pédagogie et rompus à ce terrain. Vous les retrouverez sur la page de notre équipe.
Pour qui est fait ce stage (et pour qui il ne l’est pas)
Ce stage est fait pour vous si :
- vous êtes majeur(e), en bonne santé, sans problème médical majeur — c’est tout ce qu’on demande ;
- vous n’avez aucune expérience : jamais bivouaqué, jamais allumé un feu sous la pluie, jamais dormi sans tente — c’est précisément ici que ça commence ;
- ou au contraire vous pratiquez déjà la randonnée, le bushcraft, le trail — et vous voulez consolider vos bases sur des principes solides plutôt que sur des habitudes ;
- vous êtes un(e) professionnel(le) exposé(e), ou simplement un(e) citoyen(ne) curieux(se) d’autonomie.
Une mobilité de base suffit. Nos stages sont volontairement faciles physiquement — non pas par complaisance, mais parce qu’on apprend mal quand on est épuisé. Un peu d’inconfort est prévisible (vous dormez dehors, il peut pleuvoir) ; la souffrance, non.
En revanche, ce stage n’est pas fait pour ceux qui cherchent un défi extrême, une mise en scène héroïque ou une compétition. Si vous voulez manger des vers de terre devant une caméra, il existe d’autres prestataires. Ici, l’approche est sobre, progressive et bienveillante — et c’est un choix pédagogique, pas un manque d’ambition.
Si vous hésitez encore sur le format qui vous convient, notre guide du stage de survie pour débutants vous aidera à y voir clair.
Après le Niveau 1 : un vrai parcours, pas un stage isolé
Le Niveau 1 n’est pas une expérience à consommer une fois — c’est la première marche d’une progression pédagogique construite depuis plus de vingt ans. Une fois vos fondamentaux posés, plusieurs suites s’offrent à vous :
- Le Niveau 2 (Fond de sac), l’étape suivante du cursus, où l’on apprend à faire avec moins de matériel ;
- Les Fondamentaux (5 jours) — la version immersive du N1, avec plus de temps pour creuser chaque module et beaucoup plus de pratique ;
- N1 + ORNAV — le N1 classique enrichi d’un volet orientation et navigation approfondi ;
- N1 Applicatif, adapté aux professionnels exposés ;
- Les stages scénarisés, pour mettre vos acquis à l’épreuve de situations complètes.
Aucune de ces suites n’est obligatoire, et il n’y a pas de pré-requis caché : le N1 se suffit à lui-même. Beaucoup de stagiaires s’arrêtent là, repartent avec des compétences solides, et c’est très bien ainsi. Mais si le virus vous prend — et il prend souvent —, la suite existe, structurée, cohérente, sans jamais avoir besoin de repartir de zéro.
Ce qu’en disent les stagiaires
Ils l’ont vécu
Extraits d’avis publiés par nos stagiaires sur notre fiche Google (note 5/5 sur 46 avis).
« On a fait le N1 avec deux amis. On recommande à tous ceux qui aiment dormir dehors et les aventures en nature »
« Nouveau stage, nouvelle réussite. Survie N1 et N2 dans les Pyrénées avec Chris, Piotr et Jérôme. Trois passionnés du CEETS qui transforment l’expérience en un véritable pont entre le mythe et le réel. Du concret, du vécu, des gestes justes et des techniques transmises avec précision, exigence et passion. »
« Je recommande le CEETS, j'ai participé à un stage N1N2 et j'ai grandement apprécié la bienveillance, la pédagogie et le contenu amené dans ce stage. Tout est fait pour que les notions soient ancrées , dans la bonne humeur et le respect des limites de chacun. »
« Stage N1/Ornav: Que du positif! Pédagogie: 10/10 // Compétences de formateurs : 10/10 // Disponibilité des formateurs: 10/10 // Contenu: 10/10, tout ça sans prise de tête et dans la bonne humeur! »
Questions fréquentes sur nos stages de survie près de Paris
Comment venir sans voiture ?
Le terrain est accessible en train depuis Paris, en une heure environ. Les informations précises de rendez-vous (gare, horaire, point de rencontre) vous sont communiquées après l’inscription.
Faut-il prévoir un hébergement ?
Non. La nuit fait partie du stage : vous dormez sur le terrain, en bivouac, avec votre matériel — c’est même le moment fort du week-end. Vous n’avez donc ni hôtel ni gîte à réserver. Les horaires précis de début et de fin vous sont communiqués après l’inscription.
Quel matériel faut-il apporter ?
Une liste de matériel détaillée vous est fournie dès votre inscription. Elle est raisonnable : si vous pratiquez un peu d’activités de plein air, vous avez probablement déjà presque tout. Prévoyez aussi vos repas pour les deux jours — ils ne sont pas fournis.
Et s’il pleut ce week-end-là ?
Le stage a lieu. Apprendre à allumer un feu et à monter un abri par beau temps, c’est bien ; apprendre à le faire sous la pluie, c’est ce qui vous servira vraiment. La météo francilienne fait partie du programme, pas des imprévus. En cas de conditions réellement dangereuses (vigilance météo), nous vous contactons directement pour trouver une solution.
Faut-il être sportif ?
Non. Une mobilité de base suffit. Les stages du CEETS sont volontairement peu exigeants physiquement, pour que vous puissiez apprendre dans de bonnes conditions. On marche, on porte un sac, on vit dehors — rien qui demande un entraînement particulier.
Je viens seul(e), est-ce un problème ?
Aucun. C’est même très courant, et les groupes — 12 personnes maximum — se soudent vite autour du feu. Vous pouvez aussi venir à deux ou en petit groupe : il suffit de réserver vos places sur la même session.
Quel est l’âge minimum ?
Il faut être majeur(e) pour participer au Niveau 1. C’est le seul prérequis, avec l’aptitude médicale et le matériel de la liste.
Est-ce que c’est assuré ? Est-ce que c’est risqué ?
Vous êtes assuré(e) pendant toute la durée du stage, nuit comprise — c’est inclus dans le prix. Quant au risque : un stage de survie bien conçu est précisément l’inverse d’une activité dangereuse. Tout est encadré, progressif, et la sécurité fait partie du contenu enseigné — la prévention des accidents (à commencer par les entorses, ces fameux 71 %) est un module à part entière, pas une clause en petits caractères.
Puis-je venir avec mon chien ?
Pas sur le Niveau 1 : le format ne s’y prête pas. Mais si le sujet vous intéresse, nous avons un stage dédié randonnée, bivouac et secours canin, conçu spécifiquement pour apprendre à évoluer et bivouaquer avec votre chien.
Peut-on offrir ce stage ?
Oui, et c’est un cadeau qui marque plus qu’une énième bougie parfumée : commandez un bon cadeau CEETS, la personne choisira ensuite sa date.
Et maintenant ?
Si vous êtes arrivé(e) jusqu’ici, vous avez probablement déjà votre réponse. Les prochaines sessions en Yvelines sont là :
Sinon, trois portes d’entrée selon où vous en êtes :
- Vous voulez comprendre le stage Niveau 1 en détail, ses variantes et la suite du cursus → le stage de survie Niveau 1 ;
- Vous débutez complètement et vous voulez d’abord vous rassurer → notre guide du stage de survie pour débutants ;
- Vous voulez voir toutes les dates, partout en France → le calendrier complet des stages.
Vous préférez commencer par lire ? C’est une excellente idée, et ça ne coûte rien : le CEETS met à disposition 7 guides PDF gratuits et une cinquantaine d’articles de fond sur le blog — de quoi vous faire une idée précise de notre approche avant de mettre un pied dehors.
Et si vous avez une question à laquelle cette page ne répond pas : secretariat.ceets@gmail.com. On répond, et on ne mord pas — on enseigne même comment éviter de se faire mordre.
