Stage de survie : cet article partage des retours de terrain et des conseils pratiques pour renforcer votre préparation.
Au CEETS, nous donnons des stages de survie. Evidemment, nous savons faire du feu. Nous savons vous enseigner à faire du feu dans les pires conditions, aussi : sous la pluie, quand tout est trempé, que vous êtes sous stress et qu’il ne faut pas se louper. Nous savons aussi faire du feu dans la neige, dans le blizzard… nous savons faire du feu avec plein de méthodes modernes, traditionnelles, ou primitives. Et nous savons aussi — le plus souvent — ne pas faire de feu.
Evidemment, un feu le soir au bivouac, c’est très sympa. Ca réchauffe, ça éclaire, ça crée une ambiance et on se voit mal passer la soirée dehors sans lui, bien souvent. La réalité c’est qu’il correspond à notre image stéréotypique d’une soirée dans la nature… et évidemment, moi le premier j’adore papoter près du feu. MAIS… force est de constater que les gens, de nos jours, ont oublié les bonnes pratiques relatives au feu, et qu’ils font souvent n’importe quoi. N’importe quoi, c’est quoi ? C’est, par exemple :
- créer des emplacements de feu inutilement : chaque fois qu’on fait un feu sur le sol, on stérilise la terre sur environ 10-12cm de profondeur : plus rien ne repoussera là avant des décennies ! Une table à feu (un tas de terre de 15cm d’épais sur lequel on pose notre feu) permet d’éviter ce phénomène.
- Faire du feu quand il y a du vent : le risque d’incendie devient alors important, pour peu que de la végétation sèche ou inflammable (certains végétaux s’enflamment très très bien même trempés : genêts, romarin, feuilles d’olivier, etc.) soit présente sous le vent.
- Faire du feu quand la végétation est sèche : après quelques jours sans pluie, les herbes, feuilles mortes, branches mortes et tout le reste deviennent très facilement inflammable.
- Laisser un feu sans surveillance, ou (encore plus stupide) le surveiller sans avoir de moyen pour enrayer un départ d’incendie (au moins une quantité d’eau suffisante ou une couverture en laine, quoi !).
Face à ces mauvaises pratiques de plus en plus répandues, face à l’augmentation des activités de plein air et notamment du bivouac, et au vu des sécheresses de plus en plus importantes (et non, ce printemps n’est pas du tout représentatif), l’Etat va hausser le ton, et les moyens de surveillance, de contrôle et de répression seront utilisés plus durement dès cet été.
