Retrouvez les articles de David Manise dans Outside France

Outside, c’est « the » magazine d’outdoor et de sports nature aux USA depuis des décennies. Ils sont ceux qui ont découvert et creusé les histoires qui ont donné lieu aux livres et aux films comme « 127 heures », « Into the wild », etc.

David Manise, directeur technique et fondateur du CEETS, entame un partenariat avec la prestigieuse revue Outside, dans sa déclinaison française.

David animera une rubrique « autonomie nature » dans le magazine français, donc. Elle sera publiée deux fois par mois.

David continue évidemment à publier sa rubrique trimestrielle dans Carnets d’aventure :)

Parution de trois manuels de survie le 25 juin !

Guillaume Mussard, Julien Imbert et Chris Cotard, moniteurs au CEETS, se liguent avec David Manise et les éditions Amphora pour vous offrir trois manuels de survie par biotope :

  • forêt ;
  • grand froid ;
  • montagne.

Ces trois ouvrages sont la suite logique du premier manuel de survie de David, paru en 2016 chez le même éditeur.

Vous pouvez les acheter directement au CEETS — dédicacés par David Manise — dans notre boutique : https://www.shop-stages-survie-ceets.org/

Kayak de mer et hypothermie, par François Chouvellon

François Chouvellon, en plus d’être moniteur au CEETS, est accompagnateur en montagne, guide de rivière et de kayak de mer, guide polaire, pisteur secouriste artificier, formateur secours en rivière et inondations, etc. Il organise et encadre régulièrement des expéditions en kayak au Spitzberg, entre autres.

Le Titanic coule par beau temps en 1912, il y a 1 489 morts. L’eau est à 0°C, les secours arrivent 1h50 après le naufrage.

Le Lakonia coule en 1963 au large de Madère par une mer calme à une température de 17 à 18°C. A l’arrivée des secours, 3 heures après le naufrage, 113 personnes sur les 200 qui s’étaient jetées à l’eau furent retrouvées mortes.

Contrairement à une idée reçue le risque majeur du kayakiste de mer après un chavirage, n’est pas la noyade, mais bien l’hypothermie.

Un peu de physiologie

L’homme est un homéotherme, c’est-à-dire que son organisme tentera, en toutes circonstances, de maintenir sa température centrale à 37°. Ce principe est valable face à un réchauffement comme face à un refroidissement, la plupart des mécanismes d’adaptations obéirons juste à une logique inverse selon le cas de figure.

Schématiquement on peut considérer l’homme comme formé d’un noyau central entouré d’une coque :

Le noyau central renferme les organes vitaux : cœur, poumons, cerveau et sa température doit rester idéalement à 37°, à l’inverse, la coque entourant ce noyau peut voir sa température varier dans de larges limites, elle se compose des membres et de la peau. Le vecteur de communication entre cette coque et ce noyau est le sang.

Le corps étant capable de détecter des variations de T° de l’ordre du centième de degré, il peut ainsi mettre en marche des mécanismes pour lutter contre le froid et conserver sa température centrale à 37°. Deux moyens naturels sont à sa disposition :

Il va d’une part créer de la chaleur (thermogenèse) grâce à l’exercice musculaire volontaire, le frisson thermique, ou encore l’augmentation du métabolisme de base.

Et d’autre part diminuer la destruction de chaleur par l’organisme (thermolyse). Cela se fait par la coque périphérique s’ouvrant plus ou moins à la circulation sanguine. En cas de refroidissement, le cerveau est informé de la baisse de température cutanée à partir des thermorécepteurs disséminés à la surface de la peau…il commande alors une vasoconstriction des vaisseaux sanguins de la coque périphérique pour que le sang chaud se concentre au centre de la masse et alimente les organes nobles.

Le temps de survie dans l’eau à 18°C n’est que de 3 heures pour plus de 50% des gens. Or 66% de la surface des océans est à une température inférieure à 25°C dont 47% en dessous de 20°C. En Bretagne en hiver, la température de l’eau est entre 8 et 10°C et n’est supérieure à 15°C que pendant 2 mois en été.

A température égale, le refroidissement est 20 à 30 fois plus rapide dans l’eau que dans l’air sec en raison de la conductibilité de l’eau et plus encore si l’eau est en mouvement, ou que la personne chavirée bouge.

Comment perd-on sa chaleur ?

L’organisme humain obéit aux grands principes de la thermodynamique et perd sa chaleur sous l’effet de 4 facteurs possibles :

– Conduction : phénomène de transfert d’énergie thermique qui se produit lorsque deux solides, présentant des températures différentes, entrent en contact.

– Convection : phénomène de transfert d’énergie thermique lié aux mouvements des fluides. Observable particulièrement quand il y a du vent.

– Evaporation : L’évaporation consomme une quantité d’énergie thermique pour le passage de l’état liquide à l’état de vapeur. L’évaporation d’une goutte de sueur s’accompagne donc d’un refroidissement.

– Radiation : émission de rayonnement électromagnétique par un corps chaud. A la façon d’un radiateur, l’homme rayonne constamment.

Si la nature nous pompe notre chaleur grâce à ces 4 phénomènes physiques, tout cela ne se fait pas de manière uniforme et il y a des zones sur le corps qui échanges plus avec l’environnement.

Nous avons vu plus haut que le vecteur de communication entre la coque et le noyau est le sang, les zones du corps qui vont être plus sensibles aux échanges thermiques sont les zones ou les gros vaisseaux sont proches de l’extérieur : le tronc (aines et aisselles), le cou et la tête.

Il est communément admis que les échanges thermiques se font : 20% par la tête, 20% par le cou, 20% par le tronc et 10% par chaque membre.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Par exemple, si j’ai un anorak de mer avec capuche, il est 2 fois plus efficace que le même vêtement sans capuche !

C’est quoi l’hypothermie ?

Plusieurs façons de la définir : La médecine parle d’hypothermie à partir d’une température centrale de 35°, il existe même des tableaux cliniques qui nous donnent des étages de température avec les symptômes associés…, mais ce n’est finalement pas très exploitable car chaque personne est différente et la résistance au froid est une compétence très personnelle. Une définition plus juste pourrait être : l’hypothermie c’est quand notre corps est suffisamment refroidi pour que son fonctionnement en soit altéré.

On peut avoir très froid sans être en hypothermie : quand tu as froid, tu grelottes, tu cailles, tu bouges, tu t’actives, tu peux même avoir des gelures… mais tu n’es pas en hypothermie (en danger quand même, mais pas en hypothermie !)

La limite entre le très froid et l’hypothermie c’est la capacité qu’à notre corps à compenser contre le refroidissement. Cela dépend de la quantité de calorie qu’il nous reste à bruler et puis de la volonté que l’on a de vouloir continuer à lutter.

A partir du moment ou il n’y a plus assez de calorie, ou que pour diverses raisons on n’est plus capable de les utiliser, le corps arrête de compenser : c’est la chute vers l’abîme glacial et le processus va très vite. C’est ce que l’on appelle la décompensation. Ce mécanisme est d’ailleurs étroitement lié à l’attitude, au mental et à la volonté.

Conduite à tenir en fonction de 3 stades de gravité :

1- Un kayakiste qui a fait un ou deux séjours dans l’eau, qui accuse la fatigue, qui se plaint d’avoir froid, qui semble au ralenti, qui arrête de lutter ou qui manifeste une sorte d’apathie, est souvent en état d’hypothermie légère.

Il faut agir vite et remettre la personne dans son kayak. Un nouveau dessalage étant fort probable, il est conseillé de rester en radeau avec elle et de la faire remorquer. Il est alors urgent de rejoindre la terre ferme pour pouvoir la réchauffer efficacement. A terre, si on a la possibilité d’être à l’abri (tente ou chambre chaude), ne pas hésiter à changer la personne avec des vêtements secs et rajouter bonnet, tours de cou et un maximum de couches. Une boisson chaude peut lui être proposée à la condition qu’elle soit en état de boire elle-même sans assistance. Surtout ne pas le frictionner ou faire gesticuler pour éviter de chasser l’air chaud (ou ce qu’il en reste) des couches isolantes. Une bouillotte placée entre ses jambes l’aidera également à remonter en température.

2- Un kayakiste qui a séjourné dans l’eau un peu plus longtemps, va être récupéré dans un état d’hypothermie plus important. Il manifeste un état de conscience confus avec des pertes de mémoires et une certaine incohérence et désorientation. A ce stade, il sera plutôt souhaitable de simplement stabiliser la victime pour éviter qu’elle ne se refroidisse d’avantage, être très vigilant lors de sa mobilisation, puis prévenir rapidement les secours :

Pour lutter contre l’hypothermie, notre corps va cloisonner la circulation sanguine, il va shunter les jambes, les bras et même les viscères pour concentrer le sang au-dessus du diaphragme (en périphérie, le volume sanguin peut passer de 3,5L à 0,2L/min et il peut se refroidir dans ces zones jusqu’à 5°)

Que se passe-t-il si l’on mobilise cette personne brutalement ou qu’on lui soulève les jambes pour la déplacer par exemple ? Le cœur se retrouvant soudainement plus bas, le sang refroidi des jambes va descendre par gravité. Et que se passe-t-il si le cœur reçoit d’un coup une giclé de sang à 5° Celsius ?

1- le cœur va envoyer du sang froid dans tout le système central et accélérer son refroidissement.

2- le cœur va subir un choc thermique et risque de s’arrêter, ou de fibriller.

La gestion d’une victime en état d’hypothermie avancée est très compliquée et nécessite une médicalisation d’urgence.

3- Un kayakiste naufragé, qui est récupéré en état d’hypothermie profonde est inconscient et peut sembler mort : pupilles dilatées, peau marbrée ou blanche, battements cardiaques et mouvements respiratoires imperceptibles… L’allonger sur un radeau de 2 kayaks, si possible dans un sac de survie et lui couvrir la tête et le coup. Prévenir le CROSS (à la VHF message d’urgence : PAN PAN)

Dans ces cas de figure, gardez à l’esprit qu’une personne n’est pas morte tant qu’elle n’est pas réchauffée et morte.

Il faut prendre très au sérieux les risques d’hypothermie. La fatigue, la déshydratation, la faim, le vent, la température de l’air et le stress, constituent des facteurs aggravants en cas de dessalage d’un kayakiste. 

Attitude mentale, connaissances et compétences techniques, condition physique et choix des vêtements sont tous autant de moyens d’éviter l’hypothermie.

– Vêtements : Ils ne réchauffent pas le corps. Le corps est chauffé par la chaleur qu’il produit. L’objectif des vêtements sera d’être une couche qui isole et conserve le plus possible cette chaleur. La couche à même la peau doit allier une bonne évacuation de la transpiration et un séchage rapide. La deuxième couche joue un rôle d’isolation thermique, elle emmagasine la chaleur du corps tout en évacuant la transpiration. Cette couche peut être plus ou moins épaisse en fonction de la température extérieure.
La troisième couche sera imperméable, si possible « respirante » et plus ou moins épaisse en fonction des conditions de vent et de température : c’est l’anorak (qui doit être équipé d’une capuche). Par grands froids, bonnet et cagoule seront également indispensables.

La combinaison sèche peut remplacer la troisième couche. En cas de dessalage le corps n’est pas mouillé, le refroidissement s’en trouve donc ralenti.

– Condition physique : Être en forme, mais également en bonne santé ou suffisamment reposé aura son importance. Une exposition régulière et stratégique au froid permettra au corps de développer de meilleures capacités d’adaptation et d’augmenter sa résistance, mais il faut cependant faire attention à la surexposition dont le caractère excessif sera plutôt nuisible à long terme.

– Connaissances et compétences techniques : Plus le kayakiste a une technique éprouvée moins il a de risque de se trouver en difficulté. Tout l’art du kayakiste de mer est de ne pas se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, c’est de pouvoir anticiper, évaluer les risques et prévoir les conditions de navigation. Il faut souvent pratiquer les méthodes de récupération, de remorquage et les scénarios de sauvetage. Prévoir c’est également disposer en back up d’une tenue de rechange complète et chaude ainsi que du matériel de gestion du froid tel que : couverture de survie, sac de survie, chambre chaude/tente, thermos avec boisson chaude, nourriture énergétique, chaufferettes et de quoi pouvoir allumer un feu. Avoir des connaissances, c’est également savoir qu’en cas de séjour dans l’eau froide, la nage sans but aggrave inutilement l’hypothermie, qu’il est préférable d’enfiler un sac de survie et autant que possible rester en position fœtale pour attendre les secours.

– Attitude mentale : Il s’agit là de la compétence la plus fondamentale. La volonté de vivre compte plus que tout, c’est le carburant qui fera de vous une véritable machine à résister au froid. Il s’agit d’une compétence qui se travaille dans une certaine mesure, en s’exposant régulièrement à l’inconfort par exemple. Un autre paramètre qui peut peser dans la balance est d’avoir « une bonne raison de vivre » mais ça, c’est très personnel et personne ne pourra trouver cette raison à votre place…

François Chouvellon

La formation moniteur au CEETS vue de l’intérieur – par Luc Richard

Une forêt de pins dans la Drôme. Une dizaine de stagiaires, hommes et femmes, debout en cercle autour de David qui nous parle, la main sur son couteau rangé dans son étui. C’est mon premier stage avec le CEETS.
David explique qu’il y a deux règles de sécurité quand on utilise un couteau : « Premièrement, jamais de viande amie dans le chemin du couteau. Deuxièmement, quand on a terminé de se servir d’un couteau, on le range dans son étui. » Cela implique, d’une part, que l’on ne doit jamais circuler un couteau en main ; d’autre part que l’on ne pose jamais son couteau à terre. Dit comme cela, ça n’a l’air de rien. David explique « C’est comme quand on dit à un gamin : “Ne pose pas ton verre au bord de la table !“, ou bien “Fais attention à ton verre, il va tomber !“ Ça ne marche pas bien. D’abord parce qu’en lui disant de ne pas poser le verre au bord de la table, on fait apparaître l’image mentale du bord de la table, et du coup c’est ce sur quoi il va se focaliser et il où va naturellement poser son verre. Et si on lui dit de faire attention, à chaque fois qu’il posera son verre il devra se concentrer sinon le verre tombera du bord de table.
Si on lui dit de mettre son verre à la bonne place, au milieu de la table, d’abord la formulation est positive, et ensuite on lui permet d’intégrer l’information pour que cela devienne une habitude. C’est structurant : il a l’esprit libéré de son verre, qui est automatiquement en sécurité… »

Quand j’ai entendu ce développement, j’ai compris que l’expérience, parfois, ne suffisait pas pour apprendre quelque chose. Quelques mois plus tôt, j’avais fait un voyage de soixante jours avec un ami en Terre de Feu. Vous savez, cette région sauvage quasi-inhabitée à la pointe extrême de l’Amérique Latine, juste au dessus du Cap Horn. Des forêts primaires qui n’ont pas vu d’homme depuis des décennies. Et nous étions seuls, à nous nourrir en pêchant des truites. Nos couteaux étaient donc clairement nos biens les plus précieux. Malgré tout, nous en avons perdu un, et failli perdre le deuxième, parce que nous avions l’habitude de poser nos couteaux au sol après avoir vidé les poissons. Au retour, la seule leçon que j’en avais tiré était : « Il faut faire plus attention aux couteaux. » Et là, lors de ce premier stage, je découvrais que cette solution n’était pas du tout efficace. Il fallait ranger le couteau après l’avoir utilisé.
C’est cela que l’on apprend lors des stages du CEETS : des principes simples, efficaces, structurants, qui permettent à chacun d’élaborer ses propres propres technique et stratégies pour survivre – et surtout vivre ! – dans la nature. En découvrant cela, j’ai tout de suite eu envie de devenir moi aussi moniteur.

J’ai découvert l’existence du CEETS en lisant un article de David Manise dans Carnets d’Aventures. Comme cette année là j’avais traversé l’Islande d’est en ouest en autonomie, et passé deux mois en Terre de Feu, j’ai pensé que je n’avais pas grand chose à apprendre sur la vie dans la nature. Je me suis inscrit par curiosité, même si je redoutais un peu de me retrouver dans un repaire de Rambo des bois et autres survivalistes dingos à l’américaine. J’étais loin du compte et ce premier stage fut une révélation. La manière simple et bienveillante avec laquelle les moniteurs CEETS partagent des connaissances souvent plus complexes qu’il n’y paraît m’ont tout de suite attiré. Et j’ai aussi découvert une communauté de moniteurs et de stagiaires à la fois tous très différents mais tous animés de la même passion, curiosité et ouverture d’esprit. Des personnes qui ne restent jamais sur leurs acquis, toujours prêts à apprendre des autres, où à creuser à fond une question, que ce soit des techniques d’allumage du feu ou des concepts plus scientifiques sur l’eau ou la thermorégulation.

Avant, lorsque je pliais mon bivouac le matin, je regardais sidéré toutes mes affaires étalées autour de moi en me demandant comment j’allais faire pour ranger tout ça dans mon sac à dos. Ca prenait en général deux heures ! J’ai l’esprit très éparpillé et une tendance à l’exhaustivité, jusqu’à l’excès. Les idées me viennent par paquet, court-circuitant parfois ma pensée. Le long apprentissage pour devenir moniteur m’a appris la simplicité. À aller du général au particulier.

J’ai toujours aimé apprendre puis transmettre et partager. Et la meilleure manière d’apprendre quelque chose, c’est de l’enseigner. La formation de moniteur m’a appris que l’on ne pouvait bien apprendre aux autres que si on leur prêtait une grande attention. Il faut créer un lien avec ceux à qui on s’attache à transmettre quelque-chose. À ce que le contenu soit toujours lié à une image, une émotion forte ou bien qu’il se rattache à un souvenir. Faire travailler tous les sens. Parce que c’est comme cela qu’ils retiendront vraiment. Le CEETS m’a aussi appris comment me positionner face à un groupe : faire passer le groupe avant son propre confort, et toujours être attentif à ceux qui sont en difficulté. Surtout lorsqu’on est dans la nature et qu’il il fait un temps ignoble. Quelles que soient les conditions, quelles que soient les expériences, chacun doit se sentir en sécurité.

On devient moniteur en pratiquant. En donnant une fois, deux fois, dix fois le même module – « eau » ; « thermorégulation » ; « abris »… La liste est longue ! C’est parfois lassant. Cela prend des années. On doute. On a envie d’abandonner – ce qui arrive assez souvent avec des moniteurs stagiaires. Il faut de la volonté. À la fin, on fini par se détacher du contenu lorsque l’on est assez à l’aise pour jongler avec et qu’on se l’est approprié au point de ne plus y penser. On a alors trouvé sa manière, non pas de donner un module, mais sa manière d’être.

Une dernière chose : En stage, on apprend aussi beaucoup des stagiaires. On y fait de vraies rencontre, avec des personnes ayant des connaissance ou une expérience extraordinaire dans un domaine particulier. Alors on se pose tous pour apprendre d’eux, moniteurs comme stagiaires.

Peu de temps après mon premier stage au CEETS, j’ai appris l’existence du métier et du diplôme d’accompagnateur en montage (AMM). Tout juste revenu en France après avoir vécu dix ans en Chine, j’ai alors décidé de changer pas mal de choses dans ma vie.
Les connaissances acquises et la pédagogie du CEETS m’ont beaucoup servi à réussir mon examen probatoire et m’ont accompagné tout au long de ma formation. Ce que j’ai appris me sert toujours énormément dans mon métier d’accompagnateur. C’est une pédagogie simple et concrète, qui semble aller de soi. Mais elle n’est aujourd’hui enseignée presque nulle part, et certainement pas dans les IUFM (c’est là où l’on forme les enseignants de l’éducation nationale). C’est assez rare pour le souligner.
Il y a aussi une certaine satisfaction à se ré-approprier des savoirs-faire généralistes. Aujourd’hui, chacun ou presque est très spécialisé et hyper-dépendant de la technologie. À à tel point que nous ne savons plus rien faire nous même : réparer quelque-chose, préparer un repas sur un feu de camp, être attentif à son environnement… Au CEETS nous apprenons à devenir plus autonome, dans une civilisation où l’hétéronomie domine. Et aussi beaucoup de choses sur nous mêmes, sur qui nous sommes et ce que nous valons.

Quelque-fois on me demande pourquoi je passe autant de temps à m’entraîner pour donner des stage de survie. Qu’est ce que je fais là ? J’y suis parce que c’est ma place.

Stage de survie Formation Immersive

L’offre des stages de survie du CEETS évolue pour donner plus de temps aux exercices pratiques, avec le même bloc théorique d’enseignement. Découvrez le programme :

 Stage de Survie Formation Immersive

Basé sur le stage de survie N1 du CEETS le stage de survie Formation Immersive arrive dès ce printemps, pour offrir à nos stagiaires plus de temps pour les exercices pratiques, avec le même bloc théorique d’enseignement.

 

« Un stage de formation à la survie pensé pour répondre pleinement à vos attentes »

 

Ce stage est né de plusieurs constats et de retours d’expérience d’anciens stagiaires :

  • On ne peut pas construire et découvrir l’univers de la survie sans bases théoriques,
  • L’enseignement de la théorie requiert du temps, souvent au détriment de la mise en pratique,
  • Vous souhaitez mettre en application les théories enseignées,
  • Pour apprendre correctement il faut un environnement non stressant ; or, le manque de temps peut être stressant,
  • Pour apprendre correctement il faut aussi répéter les gestes et diversifier les situations pour perfectionner et maîtriser la pratique.

 

« 4 jours complets d’enseignements
et de mise en pratique »

 

Notre réponse : allonger la durée des stages à 4 jours, sans ajouter de contenu théorique, afin de vous donner plus de temps pour la mise en application pratique sans être pressés par le temps.

Ce temps supplémentaire dédié à la pratique permettra à nos stagiaires de se perfectionner et de finir le stage en étant parfaitement opérationnels en vue d’une mise en application des techniques sur le terrain.

L’autre intérêt de cet allongement de la durée du stage est de pouvoir aussi prendre du temps pour les déplacements qui permettent de :

  • S’adapter aux réalités du terrain montagnard,
  • Mettre en pratique bons nombres de principes vu dans les phases théoriques.

 

« Les bases de la vie et survie en milieu naturel et du temps de pratique en situation »

 

Notre stage reprend le contenu pédagogique de notre stage Niveau 1 (N1) qui répond à toutes les questions pour une bonne préparation aux activités “outdoor”, notamment :

  • identification d’un lieu de bivouac,
  • évaluation des risques,
  • gestion d’une situation de survie,
  • allumage et extinction d’un feu et nettoyage du foyer,
  • sensibilisation à la compréhension et protection de l’environnement

Une fois ces enseignements dispensés, le stage s’oriente ensuite sur des exercices de survie sur la base d’un scénario adapté et réaliste :

  • Mise en pratique de la théorie,
  • tri entre ce qui marche ou pas,
  • apprentissage pour faire les moins mauvais choix,
  • application des principes.
  • Déclencher les secours et augmenter ses chances d’être retrouvé

Ce stage est ouvert à tous : pas de pré-requis.

« Venez vous former au contact de personnes compétentes et passionnées, professionnelles de l’encadrement de groupe sur le terrain… »

 

  • La première date du 30 mai au 02 juin 2019 dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  • Une autre date cet automne  du 31 octobre au 03 Novembre 2019 dans les Hautes-Pyrénées.

L’occasion de vous préparez à vos projets de trekking et de randonnées!

Nous sommes déjà impatients de vous y retrouver!

Les détails du programme, lien pour inscriptions :

Pré-inscription :

Formation Immersive

 

Formation Avancée Intensive

Objectifs :

La formation intensive avancée est le prolongement de nos formations intensives. Un stage dont la durée permet d’approfondir l’apprentissage de techniques avancées et des gestes premiers – « primitifs » permettant d’évoluer dans la nature malgré un certain dénuement matériel initial. Un stage dont la durée permet de se confronter physiquement et mentalement à la rugosité d’un mode de vie dépouillé et proche de la nature, ou aux réalités des situations d’urgence.

Cette formation a pour but de relativiser l’importance du matériel, et de transmettre les techniques qui permettent, à partir des ressources de la nature, de recréer tout ce qui nous manque pour survivre.

Notre objectif premier est de vous fournir une base solide, complète et « vécue » de réponses low-tech pour subvenir à des besoins essentiels lorsque les circonstances l’imposent. L’apprentissage en profondeur de techniques primitives (feu par friction, poterie, abri etc.) joue un rôle important dans la constitution d’un savoir faire lié à l’environnement naturel. Outre l’aspect directement pratique de ces connaissances qui permet en soi de « vivre » dans la nature, il permet une compréhension unique, transversale de l’ensemble des principes mis en œuvre dans les pratiques outdoor contemporaines.

Notre objectif second est de vous permettre d’appréhender la globalité d’une situation précaire pour vous permettre d’en identifier les points sensible puis de poser les bons gestes dans le bon ordre.

 

L’idée fondatrice étant la suivante : une durée de formation lus longue permet d’affiner les détails de la transmission. La mise à l’épreuve sur un temps de vie étendu permet de contourner l’accueil de l’apprentissage « en saucissonnage » qui n’offre pas forcément le recul nécessaire pour comprendre pourquoi « ce qui marche » marche réellement en situation.

Enfin ce stage est un moyen privilégié de consolider sa compréhension des différents milieux et des dynamiques à l’œuvre dans l’exercice des actes que nous sommes amenés à poser en condition critique ainsi que dans la vie de tous les jours. C’est une voie privilégiée pour nouvelle manière d’appréhender notre relation au monde et à l’environnement en tant qu’acteurs de celui-ci. Oui c’est un peu pompeux mais c’est vrai.

 

 

Programme :

Le contenu précis du programme peut varier légèrement en fonction des intérêts du groupe, du terrain ou de la météo.
Le programme de ce stage correspond à celui d’un niveau 2 et 3 combinés, avec un temps supplémentaire pour étendre le spectre des techniques abordées et les approfondir.

Fondamentaux
Rappel des bases théoriques. Mise à l’épreuve des compétences de base : orientation, abris, feu… et remise à niveau rapide.

Feu
Faire du feu partir d’une braise ou d’une étincelle.
Créer une braise ou une étincelle partir de matériaux trouvés sur le terrain.

Bivouaquer sans sac de couchage ni tarp
…et dormir !
Abris minimalistes et collectifs, optimisation d’un (petit) feu de chauffe etc.
Abris de survie individuels

Eau
Filtration avec des éléments naturels
Techniques premières de purification
Fabriquer des contenants avec les matériaux de terrain

Botanique
Reconnaître avec certitude un nombre limité de plantes comestibles communes à de nombreux biotopes et les préparer de façon délicieuse.

Entomologie
Reconnaître avec certitude un nombre limité d’insectes comestibles communs à de nombreux biotopes apprendre à les consommer.

Bases de pistage et du relevé de traces.
Bases de piégeage d’urgence, techniques primitives et actuelles

Orientation et navigation avancés
Navigation sans repères
Triangulation
etc.

Construire et optimiser un fond de sac
Construire et optimiser un fond de poche
Ils seront les uniques supports des périodes de bivouac.

Leave no trace !
Éteindre un feu de manière sécurisée
Techniques de camouflage

Couteau avancé
Apprendre à utiliser finement un simple couteau.
Aiguisage

Le programme comprend des évolutions et des micromodules en fonction des besoins spécifiques (fabrication de cordages etc.

Convertir une braise en flamme

Durée :

4 jours + 3 nuits

Les stagiaires :

14 participants maximum
Obligatoirement majeurs
Certificat médical valide
En bonne santé mentale et physique
Ayant validé un Niveau 1, une Formation Intensive , un des Apprentissages Vie Sauvage ou un Fondamentaux

Tarif :

Le prix habituel est de 590 € par stagiaire.

Encadrement :

Guillaume Mussard, moniteur CEETS
Julien Imbert, Moniteur CEETS
Laurent Beaumatin, formateur Artisan de Nature
Robin, formateur Artisan de Nature
Céline, formatrice Artisan de Nature

Stage de survie et vie de camp

Un stage très complet et riche en micro-savoir de terrain que seul ce type de durée permet!
Du 10 au 15 mars 2019
Le CEETS vous propose un stage de survie « Vie Sauvage » dans les Hautes-Pyrénées.
 
On y abordera les bases des principes et techniques de survie que l’on trouve habituellement sur notre stage Niveau 1 de 2 jours.
 
En parallèle comme le stage ce déroule sur un Camp Fixe de tente implanté en moyenne montagne (bois, eau, animaux sauvages…) nous pratiquerons toutes les activités permettant de faire fonctionner ce camp et donc de tester en grandeur réelle ce que le contenu du Niveau 1 nous aura apporté.
 
On finira le séjour par une randonnée et une nuit de bivouac sous tarp. Là aussi pour mettre en application et confronter la théorie au terrain.
 
Pas de pré-requis pour ce stage sauf avoir envie d’apprendre, partager et de passer chez son médecin pour un certificat médicale ;)
 
INFORMATIONS TECHNIQUES :
Vous êtes nombreux à contacter Karine pour lui demander si passer 5 nuits sous tarp, très certainement dans la neige, n’est pas trop difficile?
RÉPONSE : oui c’est difficile, mais pas impossible lorsque l’on a acquis déjà un peu d’expérience ou que l’on est bien encadré, voir les deux. Mais ça demande quand même, surtout suivant la météo, une bonne motivation.  C’EST POURQUOI CE STAGE NE PROPOSE PAS DE DORMIR 5 NUITS SOUS TARP!!!
Seulement une nuit sera dédiée au bivouac minimaliste sous tarp. Les autres nuits auront lieu au Camp Fixe, sous tentes spacieuses et chauffés comme sur les photos suivantes :

Dortoir, salle de classe et resto :)

Une petite vue de l’intérieur d’une tente…

Informations et réservations :

Stage de Survie et Vie de Camp du 10 au 15 mars 2019

Fait : Stage de survie N1 en Haute-Saône

On termine la saison des stages en Haute-Saône par un stage de survie niveau 1, complet !

14 stagiaires sont venus se former, apprendre, échanger du 03 au 04 novembre 2018.

Durant tout le WE, point de sensationnalisme mais des choses concrètes qui permettent aux parents d’amener leurs enfants en toute sécurité pour leur premier bivouac en forêt, des techniques qui permettent de franchir le pas pour faire enfin ce voyage de plusieurs semaines, ou encore des notions qui permettent aux pros ayant des métiers à risques d’avoir des billes supplémentaires.

Exemple ici, apprendre à trouver de l’eau après une bonne lecture du terrain, même quand ce n’est pas marqué sur la carte.

Et bingo ! Non seulement, nous avons de l’eau, mais il y a même un captage. Pourtant rien de tout cela figure sur la carte.

Ou encore, apprendre à « faire plus avec moins ».

 

Merci encore à toutes et à tous !

FAIT : STAGE DE SURVIE NIVEAU 1 DANS LE PILAT

Les 29 et 30 septembre derniers, une douzaine de stagiaires sont venus dans le massif du Pilat pour se former sur un stage niveau 1, afin de gagner en autonomie  dans leur pratique outdoor.

Nous laissons la parole à Sylvie qui a eu la gentillesse de nous écrire un compte rendu:

« Après une expédition à travers la forêt équatoriale, la savane, le sahel, le désert puis une autre de l’Amazonie à la Terre de Feu suivie, quelques années après, d’un tour du monde durant 6 ans avec un
bébé puis des randonnées dans le bush canadien, après tout ce vécu riche d’aventures, de découvertes certes, mais scandé parfois de sérieuses difficultés inattendues, de peurs, de dangers contre lesquels il a fallu faire face avec rapidité et discernement pour notre sécurité voire notre survie, « pourquoi s’inscrire à ce stage ? » m’a-t-on dit.

Selon certains, après de telles expéditions, on doit savoir. Mais au fait, savoir quoi au juste ? On ne sait jamais vraiment tout. La vie, n’est-elle pas un apprentissage permanent ? Et c’est si bon, si constructif et dynamisant de rester en éveil, d’être à l’écoute des expériences et des connaissances d’autrui, d’échanger, de progresser … pour toujours aller plus loin…

Alors, suivant mon instinct, je me suis inscrite par envie (j’aime, depuis mon enfance, l’outdoor !) et avec la conviction que ce stage allait m’apprendre des notions et des détails importants en termes de réflexes nécessaires en situations délicates voire de survie.

Atelier orientation, ou comment apprendre à faire le rapport entre la carte et le terrain

Et je n’ai pas été déçue !

Tout d’abord, par nos moniteurs François et Robin

D’emblée, une atmosphère de bienveillance s’est dégagée de leur attitude humble, évaluant rapidement chaque stagiaire, restant attentifs aux besoins et confort de chacun. Débutant par cette note de respect d’autrui, je me suis tout de suite sentie à l’aise… donc réceptive aux informations.

Ponctués de courtes marches ne nécessitant pas une forme physique exemplaire (donc accessibles à toutes et à tous), les ateliers, durant ces deux jours, se sont succédés abordant les fondamentaux et les savoirs essentiels indispensables pour faire face aux risques les plus fréquents en milieu naturel quel qu’il soit.

Riches en contenu, les sujets, entre autres sur la régulation thermique, les premiers secours, la gestion du stress, le montage d’abri, la réussite d’un feu, l’utilisation d’un couteau à lame fixe et la sécurité, le filtrage de l’eau, l’optimisation de l’utilisation du sac à dos ont été amenés d’une façon claire, concise et structurée, pimentés d’anecdotes propres aux expériences de nos formateurs, récits rendant le stage encore plus vivant, personnalisé et plus marquant.

A travers l’enseignement de leurs principes de base utiles et efficaces, François et Robin ont, chacun à leur manière, apporté de réels compléments à mon expérience : positionnement dans le maniement d’un couteau, détails pour démarrer rapidement un feu, informations plus approfondies sur la thermorégulation, élaboration de nœuds, confection d’un brancard de fortune… Tous ces apports
d’informations peuvent faire une réelle différence sur le terrain. C’est à nous de les assimiler et aussi d’apprendre à créer, sur les fondamentaux, ses propres méthodes voire stratégies afin de vivre et/ou survivre dans la nature.

Faire plus avec moins : utilisation optimisée d’un petit couteau fixe

Merci à vous deux pour votre bienveillance, votre humilité, votre respect (j’y reviens mais c’est important) et vos petites visites discrètes lors d’ateliers et de notre campement de nuit pour s’assurer que tout se passait bien. Merci aussi pour le partage de vos connaissances qui, je l’ai senti, sont encore beaucoup plus profondes que celles évoquées mais il faut bien en laisser pour le N2, le N3 voire plus…

Et par notre groupe de stagiaires

Nous étions tous différents mais tous curieux d’apprendre au-delà de nos connaissances, de comprendre, de s’interroger. Et d’aider si l’un d’entre nous le nécessitait. Nous étions en binôme pour certains ateliers et le mien, Julian, m’a très souvent aidé à mettre mon sac sur le dos, sac vraiment lourd, seul point à revoir à mon avis. Mais prenons l’aspect positif des choses : cela sensibilise sur l’attention à porter à autrui et sur l’entraide.

Le feu réchauffe, rassure et rassemble… encore faut-il savoir l’allumer!

Notre groupe aussi dégageait une atmosphère bienveillante, soucieux de connaître et de partager.

Seule femme de cette session, je n’ai ressenti aucune différence. Tout s’est passé d’égal à égal, avec la discrétion et le respect en prime. Dommage d’ailleurs qu’il y ait si peu de femmes car tout le monde peut y participer. Il suffit de s’intéresser à cet enseignement et…d’oser. On a tout à y gagner : connaissances intellectuelles, pratiques, rencontres, entraide dans un groupe, ouverture d’esprit, moments de partage et de convivialité, humilité et respect face à autrui et à la nature.

Aussi, dès que mon emploi du temps me le permettra, je reviendrai pour m’enrichir à vos côtés pour aller encore plus loin…

Merci à tous pour ce week-end de vie authentique ! »

FAIT : Formation et randonnée muletière dans les Pyrénées du 30 juillet au 4 aout 2018

Magnifique séjour avec le CEETS et Artahe Voyage Muletier.

Une formule sur 6 jours pour alterner phase de déplacement et journée de formation.

Utilisation de la boussole avec cas concret d’azimut, le brouillard est entrain de de remonter de la vallée, notre point de chute ne sera bientôt plus visible…

Un stage 100% féminin ce qui prouve que le travail du CEETS pour adoucir l’image de la survie porte ses fruits et que nos enseignements sont accessibles à toutes et à tous.

le module feu, un incontournable de la vie en plein air, même si son utilisation n’est pas toujours nécessaire.

Je note aussi encore une fois qu’une part importante des stagiaires sont en recherche d’autre chose, ont besoin d’une coupure avec leur quotidien et pour certain·es cherchent des pistes de reconversion pour changer de vie. Tout cela a permis d’enrichir le contenu du stage et d’apporter des idées et des pistes de réflexion à chacun·es. Cela aussi permet de prendre conscience que le contenu de nos séjours Vie Sauvage dépassent largement le cadre parfois réducteur des « techniques de survie »

Les échanges ont été riche, passionné et passionnant pendant ces 6 jours, le CEETS est fier de compter dans son équipe Lætitia Barbier, monitrice en formation, avec une expérience en gestion de groupe et en pédagogie impressionnante et d’avoir à nouveau partagé ce séjour avec Delphine et ses mules qui apportent en plus d’une logistique de terrain, une bienveillance à toute épreuve…

Merci à toutes pour ce séjour Vie Sauvage

Le CEETS et Artahe Voyage Muletier vous donnent rendez-vous  pour une session automnale  du 01 au 06 octobre 2018

Descriptif du séjour, programme et inscriptions :

Formation et Randonnée Muletière dans les Pyrénées

Formation Intensive sur 4 jours cet automne!

On vient d’ajouter une date de stage au calendrier pour l’automne 2018 !

Stage de survie : Formation Intensive du 01 au 04 novembre 2018

Deux particularités à ce stage :

1- la durée : 4 jours et 3 nuits
2- le prix 450 € : à quelques euros prêt il reste au même prix que le stage sur 3 jours

En revanche d’autres choses ne bougent pas :
1 – la salle de classe dans les hautes-Pyrénées, toujours appréciée à sa juste valeur
2- Robin Cottel et Chris Cotard moniteur CEETS et Cyril Sourisseau moniteur en formation en guise de maîtres d’école…

Cette nuit et journée supplémentaires seront mises à profit pour augmenter le volume de pratique = + de mise en situation et + de déplacement carte et boussole à la main.

Sinon le programme reste le même :

Formation intensive

Inscriptions :    Du 1 au 4 novembre 2018 (Hautes-Pyrénées)

 

Fait : stage de survie N3 en Haute Saône

C’est sous un ciel étonnamment clément que nos sept stagiaires s’élancent pour ce stage de survie niveau 3 en Haute-Saône, ultime étape du cursus des stages de survie de deux jours proposés au CEETS.

Atelier triangulation

Au-delà du plaisir de revoir des personnes super sympa déjà rencontrées précédemment et de faire d’agréables connaissances avec de nouvelles personnes, c’est surtout le moment pour nous, moniteur, de mesurer pleinement le chemin parcouru par nos stagiaires depuis le début du cursus.

Le N3 permet en effet d’approfondir encore plus ses connaissances et d’augmenter ses compétences en faisant face à un certain dénuement matériel pour passer la nuit, mais pas que ;).

Mais le WE doit déjà s’achever et c’est avec leur kit de feu par friction que repartent nos stagiaires, bien décidés de dompter cette technique ancestrale.

Au plaisir de vos revoir tous et surtout, profitez bien de la nature !

Fait : stage de survie niveau 1 dans la Drôme avec David Manise

Comment résumer un stage de survie comme celui qui vient de se dérouler dans les montagnes du pays Diois, dans la Drôme, ces 7 et 8 avril 2018 ?
En deux jours et dans un cadre splendide, accompagnés de six moniteurs, dont deux en titre, nos quatorze stagiaires auront appris l’essentiel : Les 20% des connaissances qui servent 80% du temps lorsque l’on part marcher, sac sur le dos, dans la nature. Comment préparer un trek aussi bien qu’une ballade en famille. Comment se protéger du froid – être efficace quand il s’agit de faire un feu, et cela quelles que soient les conditions. Quels sont les noeuds réellement utiles. Comment monter un abri d’urgence en quelques minutes lorsque l’on a bien préparé son fond de sac, gérer ses efforts et son stress, s’orienter et transmettre des coordonnées GPS aux secours en mode low tech, quelques gestes de premier secours qui complètent ceux que l’on apprend en PSC1, trouver de l’eau et la rendre potable… Et chaque fois qu’une connaissance théorique était expliquée, la mise en pratique suivait. Le tout dans une ambiance bienveillante et détendue, car faire les choses sérieusement n’empêche pas de franches rigolades.
Nos stagiaires auront surtout compris que l’essentiel n’est pas ce que l’on a dans ses poches, mais de savoir s’en servir correctement, le détourner, et finalement s’en passer. Ce n’est pas parce que l’on possède un beau scalpel tout neuf que l’on est chirurgien… Et l’on fini par discerner que les techniques apprises découlent surtout de principes bien compris. Maîtriser ces principes permet de créer ses propres techniques, faire plus avec moins.
Ils auront enfin compris que ce que l’on apprends en stage avec le CEETS ne sert pas seulement si l’on se retrouve un jour en slip sur la banquise, mais dans la vie de tous les jours : des principes éprouvés dont le champ d’application est presque infini, une ouverture au changement pour s’y adapter en souplesse, voire incarner soi-même le changement. La survie, c’est beaucoup plus que la survie. C’est une attitude.
Luc Richard, moniteur en formation

CEETS et ARTAHE des projets en communs

Un petit article pour officialiser une belle rencontre.

Depuis plusieurs années maintenant le CEETS propose une section Apprentissage Vie Sauvage. Vous pouvez y retrouver des projets plus longs en durée que nos stages de survie et qui mélangent formation et vie sur le terrain. Les projets sont divers mais affichent une volonté commune : prendre le temps d’apprendre, de tester, de vivre dans la nature.

À l’été 2017, le CEETS a proposé un nouveau séjour intitulé Formation et randonnée muletière dans les Pyrénées, vous pouvez lire un compte rendu ici.

Cette formation est née de la rencontre avec Delphine Crampes. Elle propose grâce à sa caravane muletière le transport de matériel et de tout le nécessaire pour être autonome plusieurs jours en montagne. Delphine a  suivi de nombreux stages proposés par le CEETS (Niveau1, Niveau2, Formation Intensive, ORNAV) de fait elle connait bien notre approche et notre façon de travailler sur le terrain. De notre coté nous avons appris à la connaitre, à apprécier tant ses qualités humaines que ces capacités à vivre en extérieur et savons que nous pouvons partir avec elle en toute confiance.

Aujourd’hui Delphine a développé ARTAHE VOYAGE MULETIER et toute l’équipe du  CEETS est heureuse de participer à la promotion de son projet professionnel et de pérenniser notre collaboration .

Chaque année un stage estivale et hivernal vous sera proposer :

Détails, programmes et inscriptions :

Stage de survie et Randonnée Muletière dans les Pyrénées

Stage de Survie et vie de camp hivernale dans les Pyrénées

Pour découvrir Artahe Voyage Muletier et ses différents séjours en montagne (itinérance, camp fixe, séjour famille) nous vous invitons à visiter son site et à suivre sa page Facebook.

 

 

Rations de survie, suite… mais pas fin !

Récemment j’ai participé au stage de niveau 1 des 14 et 15 octobre en Région parisienne avec la team de choc : Julien Imbert, Robin Cottel, Laetitia Barbier (futur monitrice de très grand talent !).

À cette occasion j’ai testé sur le terrain une des pistes initiée par Julien et David en R&D sur les rations de survie.

Résultat : très positif ! Ne pèse pas grand-chose, se conserve bien, goût appréciable, tient bien au corps, coût très nettement inférieur à ce qu’on peut trouver dans le commerce. Et je n’ai pas ressenti le besoin d’utiliser une seule fois mon réchaud du weekend.

Voici le cahier des charges initial :

  • pas cher à fabriquer ;
  • facile à cuisiner ;
  • bon ;
  • sain ;
  • qui tienne suffisamment au corps pour aussi être utilisé en situation dégradée si besoin;
  • d’excellente conservation ;
  • léger.

La recette de base est très simple. On mélange deux tiers d’une farine intégrale de céréales avec un tiers d’une farine intégrale de légumineuse. L’association céréales + légumineuses permet d’obtenir des protéines avec un profil d’acides aminées complet. La farine doit être intégrale afin de profiter pleinement des fibres et des minéraux qui disparaissent lors de l’opération de blutage.

On n’y rajoute pas d’huile afin d’éviter les problèmes dues au rancissement (peut-être à tester cependant dans le cadre d’une randonnée en grand froid ?).

On n’y ajoute pas de sel afin d’éviter d’une part, un besoin accru de consommation d’eau lors de la sortie (nourriture salée = besoin de plus d’eau pour la digestion), et d’autre part pour ne pas favoriser l’humidification naturelle des galettes au contact de l’air chargée d’humidité (le problème est le même avec les sucres, y compris les sucres naturels comme ceux contenus dans les raisons secs par exemple). Comme nous utilisons des farines complètes il n’y a pas de risque de manquer de minéraux (hors sortie très engagée par très grande chaleur). De toute façon, nous avons tous tendance à consommer beaucoup trop de sel, bonne occasion de faire mieux !

Dans ce mélange de farines, on ajoute le moins possible d’eau, de façon à obtenir une pâte épaisse et collante. On peut y ajouter, sésame, graines de tournesol entières, oignon sec, algues sèches, etc. Tout ce que l’on aime et qui est relativement sec et de bonne conservation, seule votre imagination aura une limite pour parfumer vos galettes.

On étale cette pâte en couche d’un demi-centimètre environ sur du papier sulfurisé et on enfourne à 120°C pendant, au strict minimum 2 heures, à chaleur tournante si vous en disposez. Il ne faut pas hésiter à les faire cuire plus longtemps si elles ne sont pas parfaitement sèches. Si elles commencent à brûler, baisser la température en-dessous de 100°C.

Lors de mes tests pour ce stage je m’étais confectionné un mélange à base de farine de blé, seigle, orge, pois jaune et sarrasin.  L’idéal est de faire ces farines soit même à partir de grains entiers à l’aide d’une machine à farine, ou même d’une floconneuse (le mélange n’a pas besoin d ‘être super fin comme une farine du commerce. On trouve graines et farines facilement dans les boutiques proposant des produits biologiques. Parmi les légumineuses, seule la lentille peut être moulue sans trop de difficultés à la maison cependant.

J’ai pu garder ultérieurement ces galettes jusque 2 semaines à température ambiante en automne, sans aucun problème. Je ne sais pas pour le moment s’il serait possible de les conserver davantage (bon OK, j’avoue…, en vérité je n’ai pas pu résister et j’ai fini par tout manger ! Trop bon …). Ça fera l’objet d’autres tests. Et elles m’ont été plus que suffisantes pour les deux jours de stage, sans ressentir de manque ou de faiblesse. J’ai pu vérifier également l’hypothèse de départ au sujet des besoins en eau qui augmente à cause de l’ingestion de trop de sel, car j’ai finalement beaucoup moins bu qu’habituellement tout en gardant une urine claire.

Pas de photos, désolée, mon appareil est un vieux machin qui a connu les dinosaures. Pour vous donner une idée, le résultat visuel de ces galettes n’est pas des plus glamour, genre du vomi qu’on a fait sécher au four… tant mieux, les copains n’ont pas l’idée d’en piquer !

Ces tests ont été faits sur une personne en bonne santé et sportive, dans un cadre protégé (celui des stages du CEETS), par un temps humide mais doux. Je ne saurais que trop conseiller à ceux qui souhaiteraient utiliser cette recette de commencer dans des conditions « faciles » et sécurisées afin d’observer d’abord les réactions de leur corps sans se mettre en danger. Et je serai ravie que vous nous fassiez part de vos résultats, positifs comme négatifs, dans les commentaires ou sur la page Facebook!

En fonction des éventuels retours je proposerai d’autres recettes « du baroudeur ».

Karine MARTIN

Stages de survie et vie sauvage : Le CEETS offre des stages de survie de grande qualité technique et pédagogique depuis 2003. Moniteurs en France, Suisse et Belgique.

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