Fait : Stage de survie N2 en Haute-Saône, novembre 2017

Plutôt qu’un compte rendu long et ennuyeux rédigé par Julien ou par moi-même, laissons la parole aux principaux intéressés qui étaient présents lors de ce stage.

Après tout, c’est vous qui parlez le mieux de nos stages de survie !

Le CR de Fred :

« En ce beau Samedi matin de Novembre nous-nous sommes retrouvés tous les 7 sur le parking de la gare de Lure.

Arnaud, Aurélien, Fred, Hugues, Pierre et Julien & Guillaume.

La bonne humeur et l’esprit d’aventure étaient au rendez-vous également.

Après un court co-voiturage nous voilà partis pour un week-end forestier.

Rien de mieux pour débuter qu’un rafraîchissement sur les acquis du N1 : la règle des 3, CCVMD, RECC etc.

Et pour être sûr que tout le monde comprenne bien le CCVMD, nous avons débuté par un petit atelier « ludique ».

Et on y va pour monter son abri et démarrer un feu. Nous avons vite compris les effets sur l’organisation de son matériel (tous ces zip et autre cordons à défaire d’une main) et sur l’efficacité des gestes.

Les rappels de connaissances du N1 ont été poursuivis avec un objectif en tête: transformer ces connaissances en compétences.

Après avoir validé le contenu du fond-de-sac pour chacun, on a monté les abris de backup (tarp) et planqué dessous le reste du matériel dont, le sac de couchage.

Pour continuer sur les principes de navigation à la carte topo, nous avons mis en pratique la navigation à la boussole pour atteindre une fontaine. Au retour, quoi de plus sympa que d’évoquer notre prochaine nuit.

Guillaume et Julien nous ont alors expliqué comment allait se dérouler la nuit en nous proposant un agencement de couvertures de survies en binôme/trinôme.

Nous allions passer la nuit alternativement sur un tapis de feuilles ou un tapis de mousse avec comme protection, la couverture de survie tendue en abri et les seuls habits que l’on emmène normalement dans notre fond de sac et pour nous tenir au chaud : un feu qu’il va falloir alimenter toute la nuit.

Une fois ces explications données, il nous restaient environ 1h30 avant la tombée de la nuit pour :

  • Monter nos abris
  • Monter une table à feu

  • Collecter suffisamment de bois pour alimenter le feu pendant…. 7-8 heures

  • Collecter suffisamment de feuilles (on a abandonné l’idée de trouver des feuilles sèches) pour confectionner un tapis

Une fois tout en place rien de tel qu’une petite leçon de botanique sur les bienfaits nutritionnels des Plantin, Tussilage, Fraise des bois, Pissenlit, Ortie, graine de Faine et autre infusion de Sapin.

Nous avons (enfin) démarré la soirée autour du feu des instructeurs qui nous ont fait une démonstration mémorable de cuisine semi-improvisée : une tarte aux poivrons façon Tatin qui colle au fond et une tarte au citron qui cuisait à n’en plus finir.

Leur persévérance a payé et nous autres gagnions du temps sur le moment fatidique où nous devrions aller allumer nos feux respectifs.

Et pour nous oublier que nous ne mangions nous avons pris le parti de tester les infusions de Sapin.

Un peu après 23h nous-nous sommes donc installés dans nos abris et avons organisé les rotations, toutes les 2h pour maintenir le feu.

Comme prévu, vers 2h du matin la pluie s’est invitée et a duré toute la nuit jusque vers 8h30 environ.

Le challenge n’était pas tant de dormir car nous avions bien appliqué les principes du RECC et bien installé nos abris, mais c’était surtout de maintenir une bonne flamme permanente sans se retrouver à court de bois.

Vers 7h du matin le jour commençait à pointer et il restait suffisamment de braise pour faire du thé ou du café et de tout notre stock il en restait…1 bout de bois.

Cette épreuve fut une vraie réussite, un apprentissage qui nous en appris beaucoup sur nos capacités et sur le bienfondé de certaines paroles (son auteur se reconnaîtra): « pour faire un feu, soyez ambitieux et vicieux” .

La journée de Dimanche a été consacrée au perfectionnement de la pratique du couteau. Les techniques que nous avions testés comme des bourrins lors du N1, il fallait désormais les maîtriser.

Puis, la récupération d’une écorce de Bouleau pour la transformer en allume-feu et enfin, utiliser la technique du briquet à Silex pour créer une braise qui à son tour, permet d’allumer une boule de copeaux les plus fins possibles.

Mais entre-temps, une leçon de…. sieste, eh oui, pour nous convaincre des bienfaits d’un repos contrôlé et surtout pour nous mettre en bonnes conditions avant de reprendre la route le soir.

Et ce fut bigrement efficace.

La Communauté du stage de survie      N2 s’est séparée après un dernier débriefe et une promesse de se retrouver pour le stage de survie N3. »

Le CR d’Aurélien :

« Jour 1

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L’ensemble des participants se sont retrouvés au lieu de rendez-vous convenu et après vérification des matériels indispensables le covoiturage s’est organisé pour rejoindre la zone de stage.

Arrivé à destination chacun à pu faire une rapide présentation, organiser les sous-groupes (un binôme et un trinôme) avant de débuter le chemin vers notre « terrain de jeu » avec plusieurs haltes decrites ci-dessous :

  • Etalonnage du nombre de pas au 100m, un outil utile pour l’orientation/navigation
  • Révision des grands principes énoncés lors du stage N1 (règle des 3 / CCVMD / RECC / HSBC)
  • Mise en application du CCVMD avec l’exercice « VDM »
  • Les formateurs ont ensuite donner quelques conseils pour gagner en efficacité (technique du fagot« jeune, ambitieux et parfois vicieux », …)
  • Orientation (repérage en allant du plus grand au plus petit, lignes de niveau, prise d’azimut, ligne d’arrêt, erreur volontaire, …)
  • Traitement de l’eau : rendre traitable (décantation/filtration) puis traitement (chimique/thermique) >>> (toutes les infos ici)

Une fois le « terrain de jeu », le scénario de l’après-midi et de la nuit nous a été donné (nous sommes partis pour une rando à la journée et une situation nous oblige à dormir sur place avec le peu que nous avons dans notre sac prévu pour la journée). Le déroulement a été le suivant :

  • Préparation du fond de sac (reprise des principes généraux, et notamment le CCVMD)

  • Présentation abri pour la nuit avec un rappel sur le RECC (isolation du sol avec un tapis de feuille, structure de l’abri, …) et la sécurité nécessaire avec le feu (HSBC)
  • Mise en place abri (récupération d’environ un demi stère de bois, table à feu, …)
  • De la botanique pour voir avec quoi en situation dégradé on peut se remplir l’estomac (espèces communes, qualités nutritive, …) et les dangers existants (plantes toxiques, déjections d’animaux, …)

  • Débrief de la journée et discussion autour du feu

Nuit

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La nuit a été un moment de mise en pratique et d’expérimentation important (gestion du feu et du stock de bois, organisation des quarts de veille, …).

Guillaume et Julien sont passés à plusieurs reprises pour s’assurer que la nuit se passait bien pour chaque sous-groupe.

Jour 2

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Chaque sous-groupe a pu maintenir le feu en vie jusqu’à la fin de la nuit et ainsi à pu faire chauffer de l’eau bien utile pour la préparation du p’tit dej.

Le journée a commencé par un débrief de la nuit et la consommation de thé histoire de s’assurer de la bonne hydratation de chacun puis s’en est suivi le démontage du « campement » et la « remise en état » du lieu (leave no trace).

Ensuite nous avons travaillé à apprendre à faire du feu, non plus à partir d’une flamme et d’un allume feu mais à partir d’une flamme seule, d’étincelles et enfin d’une braise. Pour en arriver là nous sommes passé par les étapes suivantes :

  • Collecte de bois bien sec (mort sur pied/résineux/…)
  • Utilisation en sécurité du couteau (gant, sens de coupe, lame calé sous le genoux, …)
  • Destruction de 2 Mora ;)
  • Réalisation de copeaux (angle, force, rotation, dimension des copeaux, …)
  • Usage du firesteel pour allumer à partir d’étincelle
  • Ecorce de bouleau/amadou/bois gras/…
  • Le grand final avec l’utilisation du briquet à percussion, du coton carbonisé, d’un mélange de copeaux ultrafin et plus épais et des gaz de pyrolyse :).

Ce grand atelier a eu le droit à un entracte salvateur (repas et sieste).

La journée s’est terminé par le débrief de la journée et celui de la formation, nous étions tous unanimes quant à notre satisfaction sur le déroulement du stage et les bons moments passés.

Points forts

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Sur le plan formel, le CEETS rempli son contrat en respectant le programme de formation annoncé :)

Sur un plan plus subjectif (et vu le debrief final des participants, l’avis est sans aucun doute partagé) apprécié le coté non directif et non infantilisation de la formation. J’ai le sentiment d’avoir passé un week-end avec des potes très expérimentés dans le domaine et qui nous partageais leurs connaissances sous formes de conseils et qui veillaient sur notre sécurité. Plein de bienveillance donc :)

Guillaume et Julien on su gérer ce stage en grand professionnel et en bon pédagogue, en respectant chacun et en démontrant à plusieurs reprises une forte détermination à réussir (même avec les firesteel les plus récalcitrants ;))

Merci à tous pour ce weekend ! De bons souvenirs et vivement le stage de survie N3 ;) »

Quelle nourriture emmener en randonnée ?

Savoir choisir sa nourriture lorsque vous partez en randonnée et que vous devez la transporter sur votre dos n’est pas toujours chose facile.

Je vais vous fournir dans cet article les bases pour préparer vos rations journalières de façon pragmatique et efficace. Utilisable lors de vos sorties comme dans un stage de survie au CEETS.

Lorsque vous préparez votre stock de nourriture avant de partir en randonnée, vous devez avant tout :

  • Maximiser l’efficacité nutritionnelle de chacun de vos repas en termes d’apports caloriques,
  • Minimiser le poids et le volume de chacune de vos rations alimentaires.

Ces deux paramètres essentiels s’articulent autour de 4 règles que vous pouvez adapter à vous, vos habitudes alimentaires et vos pratiques :

Je mettrais une de mes dernières listes de bouffe en fin d’articles pour illustrer l’article.

Règle N°1 : Connaître ses besoins nutritionnels quotidiens en Kilocalories (Kcal)

Connaître ses besoins quotidiens en apports caloriques est un paramètre très important, car il va conditionner votre capacité à fournir un effort, à récupérer de votre journée de randonnée, et à reconstituer vos réserves énergétiques pour être d’attaque le lendemain.

Si votre apport calorique est trop faible, la fatigue va rapidement vous ralentir et votre régulation thermique sera moins efficace.

Résultat : en enchaînant les journées de randonnée, en fournissant l’effort conséquent que représente la marche avec dénivelé sans compter le poids du sac sur votre dos, votre condition physique et mentale se dégradera.

Vous souffrirez d‘inconfort thermique la nuit dans votre sac de couchage (en clair, vous aurez froid), et chaque matin, vous vous sentirez de plus en plus fatigué et faible.

Donc pas la peine de rogner sur vos apports caloriques nécessaires à votre bonne condition physique dans le but de vous alléger à tout prix, sans bien peser le pour et le contre !

Sauf si vous connaissez très bien vos besoins et votre métabolisme, que vous êtes prêts à vous rationner et à tirer un peu sur la corde… dans le but de prendre d’assaut la première pizzeria que vous trouverez à votre retour à la civilisation !

Trouver le bon équilibre calorique se fait sur la durée, en pratiquant et en expérimentant. Un conseil : chaque jour, prenez des notes sur votre ressenti. Avez-vous trop mangé ? Pas assez ? La ration était-elle suffisante ? Vous pourrez ensuite vous replonger dans vos notes avant un prochain départ en randonnée afin de ne pas reproduire certaines erreurs…

On trouve facilement sur internet des calculateurs en besoins caloriques qui peuvent vous aider à avoir une idée rapide de vos besoins sans passer par de longs et laborieux tests. Il suffira ensuite d’affiner. La formule utilise en général l’âge, le poids, l’activité, la taille.

Règle N°2 : Connaître l’équivalent calorique en poids d’un aliment

Gardez en tête que 100g de nourriture doit vous apporter au minimum 500 Kcal.

Je mixe la règle N°1 et la N°2 : si vous avez besoin de 3000 Kcal par jour,vous devez porter 600g de nourriture, soit 200g de nourriture par repas.

Voilà, ceux qui sont pressés ont leur principe de base pour filer au supermarché ou au magasin bio du coin ! Pour les autres on va creuser un peu plus…

J’aime ce calcul car il marche tout le temps, quand je suis pressé, fatigué, déshydraté, loin de mon magasin préféré…On peut l’appliquer de façon brute, afin d’éviter de se laisser aller à la dérive et rajouter un peu de ça qui a l’air si bon et finir de vider dans son Ziploc ce fond de muesli et ainsi foirer complètement notre quête d’allégement alimentaire !!! « et ça tu le prends pas »… « oh !!! si aller c’est pas pour quelq… » Non, bordel ! On a une règle mathématique et on l’applique.

Petit rappel :

  • 1 g de glucide = 4Kcal
  • 1g de protéine = 4Kcal
  • 1g de lipide = 9Kcal

Vous allez devoir lire les étiquettes nutritives de chaque produit alimentaire convoité. Vous allez y passer un peu de temps au début, mais ensuite vous connaîtrez un large panel de possibilités que vous pourrez adapter à vos envies du moment.

530 kcal pour 100g pour du chocolat au lait. J’en prend minimum une tablette de 100g par jour.

Quels aliments sont bons pour la randonnée ?

Il y a les classiques, le chocolat qui dépasse facilement les 500 Kcal /100g, les fruits à coques (amandes, noisettes, noix de cajou, noix de macadamia, noix tout court…) qui contiennent entre 600 et 700 Kcal /100g.

Les chips de pomme de terre et les tranches de bananes frites représentent également un bon rapport poids / calories. Pour résumer, n’écoutez pas les nutritionnistes : l‘alliance lipide/glucides, c’est exactement ce qu’il vous faut !

L’erreur à éviter : n’emporter QUE du beurre (j’ai des noms !) en pensant qu’on a tout compris au mathématiques et que 100g = 900 Kcal et que le monsieur il a dit «on a une règle mathématique on l’applique, bordel ! »… Croyez-moi, 3 repas par jour juste à base de beurre et bien ça pèse un peu sur la digestion et le moral…

En revanche vous pouvez lisser notre calcul savant en emportant de la purée en flocon (350 à 400 Kcal / 100g) et du beurre salé dans une petite boîte hermétique qui vous apportera environ 750 Kcal / 100g. Vous voyez l’idée ?

En suivant cette règle n°2 vous pourrez manger de bonnes choses efficaces d’un point de vue nutritionnel, ou seulement efficaces en apport d’énergie et en poids transporter avec parfois un peu de monotonie… ben oui !

Règle N°3 : N’emporter en randonnée que des aliments secs ou déshydratés

Inutile de transporter en plus de l’eau de boisson l’eau contenue dans les aliments ! Vous pourrez toujours réhydrater vos aliments au moment de leur préparation avec de l’eau que vous aurez puisé sur le terrain.

L’eau contenue dans certains aliments peut représenter 80% de leurs poids, et bien plus dans certain cas. Pour 3 litres de lait, vous préférez transporter 3 kilos de lait liquide ou 300g de lait en poudre ?

Exit donc les raviolis en conserve, le coq au vin dans son bocal en verre ou la soupe de potirons en brique !

Règle N°4 : Gérer le conditionnement des aliments en randonnée

Qui dit gérer le conditionnement des aliments, dit anticiper la production de déchets. Avant de partir en randonnée, débarrassez-vous des contenants inutiles (emballages plastiques divers) ou rigides.

Reconditionnez vos aliments dans des Ziplocks : ils sont solides, étanches, ne pèsent rien et au fur et à mesure que vous les viderez, ils prendront moins de place dans votre sac de randonnée.

Amusez-vous à peser vos déchets à votre retour, c’est toujours instructif… et prenez des notes pour faire mieux la prochaine fois !

Quelques conseils supplémentaires sur la nourriture en randonnée

  • Veillez à avoir un équilibre entre base salée et sucrée, quelques soient vos attirances alimentaires habituelles. Une fois sur les chemins il se passe plein de choses au niveau métabolique, les besoins changent, on s’acclimate. Le sel est indispensable pour pouvoir remplacer celui évacué par la transpiration pour palier au problème de déshydratation. Le sucre sous toute ses formes est un carburant efficace pour l’action comme pour la récupération.
  • Essayez de rester simple lors du choix de vos aliments, ça vous laisse plus de possibilités d’adaptation. Un plat tout prêt ne vous permet pas comme des flocons de purée ou du riz de l’adapter à votre envie du moment : salée, sucrée, nature…
  • Évitez les surprises alimentaires, ce n’est pas le moment de découvrir une nouveauté qui passera mal (en termes gustatifs comme nutritifs) perdu au milieu d’un orage…
  • Prévoyez au moins un repas ultra simple à préparer. Dans ce cas, le plat lyophilisé trouve sa place en cas de grosse fatigue après une longue journée de randonnée…
  • Prévoyez qu’une part de vos aliments n’aient besoin de rien comme ajout ou préparation pour être consommé. Le top étant de savoir que vous pourrez manger quelque chose de froid, de chaud, réhydraté ou pas, toujours pour pouvoir pallier à des soucis de parcours (pas assez d’eau pour cuisiner, plus de gaz, brûleur en panne, grosse flemme ou fatigue).
  • Prenez des vitamines, même si les risques de carence sont faibles sur des durées courtes à moyennes et que sur les séjours plus longs on finit toujours par se ravitailler. Mais comme vous allez fournir un effort peu habituel dans le cadre votre randonnée, je recommande de fournir tout ce qu’il faut à la machine…
  • Attention au temps de cuisson de certains aliments (riz, lentilles…), soupe etc… Surtout si vous transportez l’énergie nécessaire à leur cuisson (gaz, essence, alcool…). Sachez qu’il existe des aliments précuits et déshydratés (riz, quinoa).
  • Je prends toujours des aliments que j’adore manger et des choses moins bonnes. C’est important de pouvoir manger quelque chose de bon suivant les conditions (nourriture de réconfort), mais être sûr d’avoir quelques chose qui va traîner au fond du sac si on est trop gourmand !).

Voilà ! Avec ces 4 règles de bases et mes conseils mûris avec mon expérience sur le terrain, vous êtes maintenant en mesure de prépare rvos rations alimentaires pour une randonnée, en fonction de vos besoins, de vos goûts et de vos habitudes alimentaires.

Vous pouvez reproduire mes conseils de manière très radicale pour arriver à une efficacité énergétique et un poids très bas au détriment du plaisir de manger, ou vous accorder des marges, tricher un peu sur la règle N°2 pour ne pas être d’une humeur fracassante sur les sentiers !

Dans une prochaine partie on creusera un peu certains points vus plus haut. D‘ici là bonne préparation, hydratez–vous et prenez des notes !

Mon menu de randonnée

Comme promis sur ma page Facebook je vous partage ce que j’ai emporté avec moi lors de ma dernière randonnée. Cette liste de nourriture vaut pour 10 repas (je précise qu’une fois sur le terrain je mange quand je veux et comme je veux, ma seul préoccupation c’est d’avoir ma ration calorique journalière).

avant le départ

La météo prévue pour ma randonnée n’était pas top avec chute de température et petite chute de neige. J’ai donc compensé ces conditions météo plus fatigantes en augmentant mon apport calorique : 3000 Kcal / jour, soit 1000 Kcal / repas.

  • 100G de quinoa précuit <> 355 Kcal
  • 200g de chips de pdt <> 1 080 Kcal
  • 185g de Balisto (10 barres) <> 930 Kcal
  • 550g de muesli<> 2623 Kcal
  • 80g chocolat en poudre <> 692 Kcal
  • 125g purée flocon <> 453 Kcal
  • 200g de crakers bio <> 910 Kcal
  • 254g de pavé au poivre <> 990 Kcal
  • 130g biscuit petit beurre <> 639 Kcal
  • 300g de chocolat au lait <> 1665 Kcal
  • 60g de beurre salé <> 435 Kcal
  • 194g soupe en poudre <> 640 Kcal

Total : 2578g pour 11 412 Kcal !

Au final, j’ai eu un excédent de 1412 Kcal par apport à mes prévisions théoriques. Cela me laisse le choix de virer facilement un peu de bouffe ou de me dire que je peux passer une nuit et un petit déj léger de plus dehors…

Une photo qui date de 2009. J’y trouve un déséquilibre entre base sucrée et salée. Il manque des matières grasses et des protéines. Typiquement une ration ici pour 4 jours et 3 bivouacs où j’ai été très en dessous de mes besoins. Grosse grosse fringale au retour au véhicule ;)

Photo de 2009

Fait : Formation et randonnée muletière dans les Pyrénées du 24 au 28 Juillet 2017

Petit retour sur cette première collaboration entre ARTAHE Voyage Muletier et le CEETS spécialiste de la formation en milieu naturel.

-L’idée était de proposer une formation itinérante sur 5 jours.

-L’objectif : faire le tour du Pic du Montaigu et délivrer un contenu pédagogique permettant d’acquérir de l’autonomie en moyenne montagne estivale.

Passage d’un col…

Pour ce faire nous avons mis sur pieds une caravane muletière conduite par Delphine.

Ainsi les mules assuraient le transport du matériel de bivouac et de la nourriture et la muletière gérer le tout en plus de nous mitonner des repas mille étoiles au guide du vadrouilleur des montagnes…

Repas type Afrique du Nord, merguez, michouia, olive cassée, torchi tunisien… voyage sur le terrain, voyage des saveurs…

Résultat, une bien belle Aventure (noté le A majuscule), tant sur le plan humain que sur la gestion sur le terrain.

La météo nous a épargné que de la neige et de la grêle, le parcours a demandé des ajustements en temps réel pour pouvoir faire passer les mules, demandant l’abandon d’un point de bivouac lorsque la caravane s’est retrouvée dans le brouillard à chercher un passage moins technique…

Petit déjeuner…

Très bon exercice pour démontrer le non attachement au plan de départ et de basculer sur le plan B.

Au final, objectif atteint avec mise en situation de pas mal de principes prévus au programme.

Point carte. L’orientation surement le module le plus travaillé.

Delphine, Robin et moi même remercions chaque stagiaire pour leur implication active dans la vie de la caravane, leur bonne humeur et leur appétit pour apprendre et découvrir.

Un grand merci aussi pour le partage des photos.

Cette Aventure sera reconduite en 2018.

 

Fait : Randonnées Sauvage dans les Vosges

« De toute façon vous vous êtes clairement tapé la pire météo du mois ». C’est sur ces paroles enjôleuses qu’Olivier Pohl, notre AMM favori à entamé la descente qui devait nous ramener à la civilisation, après une semaine à explorer le massif vosgien.

« Et avec le sourire ! »

Le sourire c’est celui que donne la satisfaction d’évoluer dans la nature lorsque l’apprentissage se fait doucement, au rythme de chacun, et que le groupe devient capable d’accompagner les éléments et de s’y adapter. Ce sourire, c’est celui que l’on a lorsque, de fait, on se sent capable de profiter pleinement de tout ce que les montagne vosgiennes peuvent nous proposer. Le soleil et les pâturages, les lacs, les forêts, mais aussi la pluie le vent, les dénivelés qui, petit à petit familiers, deviennent alors de magnifiques spectacles à contempler, et les récompenses de notre progression personnelle.

Durant cette randonnée d’apprentissage, 6 stagiaires ont appris les bases de la survie. Ils ont surtout appris à ne pas y être confronté : par une approche raisonnée dans la gestion de leurs besoins et de leurs capacités, par l’acquisition des compétences leur permettant de vivre confortablement sur le terrain. Abris, feu, gestion de l’eau et de l’effort.

Hôtel 4 étoiles

Pour la partie plaisir, c’est du coté de la gastronomie de terrain que certains choix stratégiques ont été faits. Au menu : pizzas au feu de bois, hachis de légumes, risotto aux girolles bushcraft et son parmesan, tarte au citron de survie en dessert…

Petit hachis de légumes…

Parce qu’il faut savoir prendre le temps de nourrir également son esprit en gourmandises locales, notre AMM du cru a su prendre le temps de faire découvrir la riche histoire de ces montagnes de leur genèse aux tourments de la guerre qui les ont façonnées.

Forêt enchantée

La perfection est imparfaite, sinon on s’y ennuie. Merci, les Vosges pour votre rigueur climatique et pédagogique mais aussi pour vos charmes millénaires. Merci à vous, stagiaires, sans qui ce stage n’aurait pas été le même. On revient l’année prochaine.

 

 

Chaussures de randonnée : tiges hautes ou tiges basses ?

Une étude sur l’influence du chaussage dans les traumatismes de chevilles en randonnée pédestre entre 2013 et 2014, par Mickael PECOLLET, montre « qu’on ne retrouve pas d’influence de la hauteur de la tige de chaussure sur les lésions ostéo-articulaires de la cheville en randonnée pédestre. » (voir article)

Depuis le temps qu’on le dit… ;).

these-tauma-cheville

Fait : Stage de Survie N2 dans le Pilat(42) les 11 et 12 Novembre 2017

Toutes les photos de cette article ont été prise lors du stage par Guillaume H.  Merci à lui.

Il n’y a jamais deux stages identiques. Bien sûr le CEETS a à cœur de peaufiner les contenus de ses stages et de transmettre une base  identique quelque soit le lieu et le profil des encadrants.  Mais comme on adapte en temps réel au groupe, à la météo. Du coup jamais deux stages identiques…

Et puis il y a l’immuable, ce qui ne change pas d’un stage à l’autre surtout dans le Pilat! C’est ce micro-climat ultra pédagogique, pluie, neige, vent, humidité, fourchette de t°c entre -1°c et + 1°c. Le genre de chose qu’il ne faut pas dire quand tu veux attirer du monde avec une arrière pensée commerciale touristique MAIS que tu revendique haut et fort quand tu bosse au CEETS et que tu sais à quel point à la sortie d’un tel week-end tes stagiaires ont fait un bon en avant, vécu une expérience vraiment utile…

Alors oui, cette année encore, de la part de François organisateur de ce stage qui nous a trouvé ce spot et de Chris descendu de ses Pyrénées pour l’occasion, FÉLICITATION à notre groupe de stagiaire.

Félicitations pour avoir appliqué les principes malgré les difficultés, vous être plié à nos mises en situation régulières, avoir maintenu votre centre masse à 37°c pour continuer d’accumuler les infos dispensées, avoir « passé » la nuit sans sac de couchage.

Vous êtes tous, là, réellement outillé pour réagir efficacement pour vous et votre entourage à un soucis de type bivouac d’urgence…

Du coup François et Chris content, François et Chris remettre ça l’année prochaine, même endroit, même période ;)

Programme des stages de survie Niveau 2 et autres dates :

Stage de survie niveau 2

 

 

Stage de survie niveau 2 CEETS

Fait : stage de survie N3 en Haute-Saône

C’est sous une chaleur estivale que nos joyeux lurons ont décidé de relever le défis du stage de survie N3.

Si les « fonds de poches » étaient similaires, puisque répondants à notre fameuse « règle des trois » et au C²VMD, les abris ont permis, eux, de libérer toute la créativité qu’il y a en chacun de nous.

Voici un rapide aperçu des abris confectionnés lors de ce stage :

Ajoutez par là-dessus un approfondissement des techniques d’orientation et de navigation, de traitement de l’eau, de feu, etc. Et vous avez là un programme dense certes, mais qui permet de « boucler la boucle » de nos stages de survie.

Merci à toutes et à tous pour votre implication, vos sourires et votre bonne humeur,

Guillaume

Fait: Stage de survie formation intensive Lure (70) 6-7-8 Mai 2017

Les forêts haut-saonoises ont une fois de plus accueillis un stage de survie… et quel stage ! Avec cette formation intensive sur 3 jours, nos 13 stagiaires ont su illustrer à la perfection que la base de la survie, c’est l’attitude.
Ni la pluie, dense et continue, ni les températures fraîches n’ont su entamer leur motivation et leur bonne humeur.

Le groupe suit un binôme de stagiaires en charge de l’orientation

Trois jours, c’est le format idéal pour poser les bases et permettre à chacun de mettre en pratique à son rythme. Après une première nuit sous tarp, ils ont pu apprendre à affiner leurs choix matériels et préparer leur kit « fond de sac » pour passer une seconde nuit en mode dégradé, sans sac de couchage, mettant en application les principes appris les deux jours précédents.

Démarrage du feu sous une pluie continue

S’entraîner sous des conditions météorologiques ne laissant pas de place à l’approximation, c’est autant de chances de prendre le bon pli dans l’apprentissage des gestes techniques qui pourraient se présenter lors d’une véritable situation de survie.

Les abris de groupe pour une seconde nuit en mode dégradée… dans un relatif confort et une grande convivialité!

Les stagiaires ont apprécié la complémentarité des moniteurs (Guillaume et Robin) et moniteurs en formation (Eléonore et Anthony) présents, et le staff n’a pu que féliciter le groupe de sa ténacité et de sa capacité à assimiler et s’approprier les principes transmis.
Et comme ce sont les stagiaires qui en parlent le mieux, merci Philippe pour l’acronyme PCPPC pour qualifier ses quelques jours passés ensemble :
Progressif
Cohérent
Pratique
Pédagogique
Chaleureux

 

Plus d’informations sur nos formations intensives et prochaines dates:

Formation intensive

FAIT: Stage de survie N1 dans la Drôme – 4 et 5 Mars 2017

On parle souvent de la bruine pédagogique au CEETS. Il faut l’admettre pour ce dernier stage de Niveau 1 dans la Drôme, la météo aura mis à l’épreuve les stagiaires durant tout le week-end : pluie, vent, gel la nuit, neige…

Ils ont choisi ce stage pour apprendre les bases de la survie, l’autonomie et la sécurité en pleine nature, ils auront pu le faire sous des conditions peu clémentes qui se rapprochent de situations que tous pourraient rencontrer concrètement. La présence de plusieurs moniteurs en formation a permis un encadrement rapproché et l’évolution de chacun à son rythme, sous le regard bienveillant de David Manise.

Mise en pratique des premiers secours par un trinôme de choc

Le magnifique paysage des montagnes Drômoises ainsi qu’une belle éclaircie au début du deuxième jour ont réchauffé les cœurs et rempli la jauge d’énergie avant d’entamer la suite de la formation sous une neige continue.

Lever de soleil sur le campement

Si l’adage « Entrainement difficile, guerre facile » se révèle, la mise en application de l’ensemble des techniques et principes assimilés durant ce week-end semblera bien aisé à notre groupe de stagiaires !

Module sur l’eau sous la neige

FAIT: STAGE « FONDAMENTAUX » DU 11 AU 15 JANVIER 2017 DANS LA DRÔME

Une météo imprévisible, un cadre magnifique et un groupe dynamique et efficace, il n’en fallait pas plus pour que la mayonnaise prenne sur ce premier stage fondamentaux de l’année 2017.
Ces 5 jours à la fois denses en apprentissage et humainement intenses ont permis de voir naître la cohésion et la bienveillance parmi les 11 stagiaires et les moniteurs, David et Robin en tête.
Robin présente au groupe les principes de la navigation à l'azimut
Robin présente au groupe les principes de la navigation à l’azimut

Le stage, justement équilibré entre les phases d’apports théoriques et les ateliers pratiques s’est soldé par deux nuits de mise en situation.
La première a permis à tous de passer une nuit confortable sous un tarp avec une neige dense et continue.

Un des abri monté par les stagiaires au petit matin
Un abri monté par l’un des stagiaires au petit matin
La seconde a été consacrée à un scénario immersif mettant l’accent sur le travail en équipe et la coopération : suite à l’atterrissage en catastrophe de notre cargo et au peu de matériel récupéré avant que la carlingue ne soit inaccessible, nous devions monter un abri collectif sous une toile de parachute nous permettant de dormir en sécurité par -6°C sans sac de couchage en attendant les secours.
David supervise le démarrage du feu sous l'abri de groupe
David supervise le démarrage du feu sous l’abri de groupe
Tout le monde repart visiblement conquis avec les outils pour prolonger sa vie et celle de ses proches.
Au final, ce n’était pas seulement un stage de survie, mais tout simplement un stage de vie.
L'abri collectif enfin monté sous une toile de parachute... chaleur assurée même par une nuit à -6°C
L’abri collectif enfin monté sous une toile de parachute… chaleur assurée même par une nuit à -6°C
Détail du programme et prochaines dates:

Fait : dernier stage de survie N1 de l’année 2016

Le dernier stage de l’année sur le site de Lure en Haute-Saône se termine en ayant tenu ses promesses.

En effet ce stage de Niveau 1 avait pour thème « stage de survie d’automne » et de ce côté-là, la météo nous a particulièrement gâtés : un temps frais, du brouillard, du givre, des températures nocturnes négatives et la fameuse pluie pédagogique que nous n’attendions pas le dimanche.

Un petit groupe de stagiaires motivés et d’horizons variés a répondu présent pour ces deux jours d’apprentissage des bases de la survie en pleine nature, encadré par l’indissociable binôme Guillaume Mussard / Julien Imbert.

Les stages de survie au CEETS, c'est le pied !
Les stages de survie au CEETS, c’est le pied !

La journée courte nous a amenés à poursuivre la formation à la nuit tombée, suivie d’une soirée conviviale d’échanges autour du feu, démontrant par la même occasion que vie sauvage et gastronomie ne sont pas antinomiques.

Chacun a pu évoluer à son rythme tout au long du stage, alternant les phases d’apports théoriques et celles de mises en pratique pour repartir à l’issue du week-end avec les clés d’une autonomie en extérieur. Et à en croire les sourires vissés sur le visage de chacun après le dernier montage d’abri d’urgence et démarrage de feu sous la pluie, je ne peux qu’en déduire que la satisfaction est au rendez-vous.

Le programme dense nous a fait redescendre vers le parking à la lueur des frontales. Comme toujours nous n’avons pas vu le temps passer qu’il faut déjà se dire au revoir… avec la terrible envie de poursuivre vers les stages de survie niveau suivant !

Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016 - 01

Fait : Stage de Survie : Formation Intensive Hautes Pyrénées 11 au 13 Novembre 2016

Le stage de survie Formation Intensive c’est déroulé dans une ambiance fraîche, humide. Entre brouillard, pluie et rafale de vent.  Le top pour faire ressortir le coté intensif de cette formation et créer une multitude de cas pratique permettant au staff de faire passer les principes de base sans faire appelle à l’imagination :)

Robin - Feu -Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016 - 01
Robin démo allumage de feu rapide même en condition humide…  là où la technique seule ne suffit plus sans la compréhension fine des principes…

Le programme permet une formation complète sur la gestion des risques,  le choix du matériel, l’organisation de nuit de bivouac en sécurité et confortable, l’orientation et la navigation, la psychologie  et met l’accent sur une possible dégradation du plan initialement prévu : devoir passer une nuit dehors alors qu’il s’agissait d’une sortie à la journée.

Bivouac d'urgence en équipe - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
Le chamallow comme ration de survie!!! elle devait pas être coupée au montage cette photo??? :D

Dans un tel cas, savoir détourner le matériel présent sur soi et dans le sac, avoir un équipement polyvalent,  gérer son stress , accepter la situation , établir des priorités et agir, continuer à gérer son groupe et fonctionner en équipe ne s’improvise pas .

Chris - Faire son sac - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
Avoir du matos c’est bien, savoir le protéger, le ranger et acquérir des automatismes pour faire son sac c’est mieux…

Pouvoir simuler et faire vivre une situation qui contraint à sortir du cadre, à modifier ses objectifs (rentrer à la maison à telle heure, accepter le fait que l’on soit égarer…) en toute sécurité permet d’encrer en chacun une expérience qui sera vécu moins violemment si un jour la situation se présente dans la vraie vie.

Pause repas - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
La météo nous lâche au moment de la pause du samedi midi… remboursé!!!

Mission accomplie pour tout le groupe et avec le sourire.  Moniteurs heureux.

Groupe - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
Après 3 jours dehors avec un confort rustique, ils ont tous dans les yeux cette lueur qui peut se traduire par : « je l’ai fait » ;)

Le prochain stage Formation Intensive dans les Pyrénées aura lieu à l’automne 2017. Date à venir.

 

 

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_01

Retour sur une aventure au Tibet

13 octobre 2016. Voilà trente minutes que notre trek à travers l’ancien royaume tibétain de Nangchen a commencé. Nous cheminons sur une mince couche de neige lorsque survient une rencontre incroyable : un lynx nous regarde depuis un rocher en hauteur. Pendant de longues minutes, nous nous observons mutuellement, avant que l’animal sauvage ne disparaisse dans la montagne.

stage de survie CEETS Tibet 2016 Nangchen 07
De tous cotés, le plateau à perte de vue. Il faudrait milles vies pour le parcourir, le découvrir. Dépaysement complet…

Des rencontres étonnantes comme celle-ci ne manquerons pas les jours suivants : singes des forêts résineuses de Baizha, ours bleu du Tibet, petits bharals (un caprin sauvage que l’on trouve jusqu’à 5 500 mètres d’altitude !), gypaètes barbus, et bien d’autres.

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_02
6 humains en autonomie dans une zone hors des circuits touristiques. Pour les quelques habitants rencontrés, certains n’ont vu des européens qu’à la télé et notre aventure suscite de nombreuses interrogations. Tout en faisant remonter à l’esprit le temps passé où toutes les familles nomades vivaient sur le plateau, se déplaçant au rythme des saisons et des troupeaux… Aujourd’hui ils luttent pour maintenir leur culture et leur mode de vie…

Rencontres, aussi, avec les habitants de ces contrées reculées du Tibet : nomades khampas et leurs troupeaux de yacks, fermiers, moines bouddhistes qui nous ont reçu dans leurs monastères aux allures de cités médiévales fortifiées… Moments inoubliables aussi, comme la traversée de ces immensités sauvages. Ou ces soirées à cuisiner et discuter autour d’un feu de bois, à contempler la voute étoilée, avant d’aller dormir confortablement sous sa tente.

 

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_02
Yak en liberté,  le camp nomade n’est pas loin…

Huit jours de marche en montagne, en haute altitude et en autonomie : il ne s’agissait pas d’un stage CEETS, même si l’un de nos moniteurs (Chris Cotard) y participait pour assurer la sécurité en binôme avec Luc Richard (guide et organisateur du trek, qui a vécu dix ans en Chine et au Tibet). Ce type d’immersion fait prendre pleinement conscience de l’intérêt et de l’efficacité des techniques et principes enseignés lors des stages proposés par le CEETS.

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_03
Feu de camp à 4000m d’altitude, juste avant d’arriver sur le haut plateau…

Les journées de marche en elles-mêmes n’étaient pas très difficiles (400 mètres de dénivelé en moyenne sur des sentiers faciles). Malgré quelques légères chutes de neige, les conditions météos étaient excellentes. Mais l’environnement du trek présentait un certain engagement : la haute altitude (entre 3 900 et 4 500 mètres), l’éloignement et le principe de l’autonomie en pleine nature demandent une rigueur que nos stages aident à acquérir.

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Passage de col, et descente dans une vallée qui nous éloigne encore de tout axe fréquenté… Pas de balisage, pas de panneau, pas d’aménagement…  liberté totale.
stage de survie CEETS Tibet 2016 Nangchen 05
Traverser la rivière encore et encore  pour chercher le meilleur passage et finir par marcher pieds nus…

Une expérience qui sera rééditée en 2017 et pour la préparation de laquelle un stage N1 est recommandé. Chaque futur participant doit en effet prendre conscience que pour réaliser un tel voyage il n’est pas inutile de savoir bien choisir son matériel, de n’emporter que le nécessaire et de savoir réagir en cas d’imprévu. Tout cela afin de profiter pleinement du séjour.

stage de survie CEETS Tibet 2016 Nangchen 06
Le tipi fait encore ses preuves sur le plateau tibétain après une tempête nocturne et un réveil tout en fraicheur…

Contact :
Luc Richard, 06 08 16 66 44 / lucrichard1@gmail.com

stage de survie CEETS Tibet 2016 Nangchen 08
Luc Richard en plein cours de cuisine chez une famille semi-nomade… Et pour le reste du groupe un cours d’hospitalité à la tibétaine. Très belle rencontre.
stage de survie CEETS N1 var

Fait : Stage de Survie N1 les 29 et 30 octobre 2016 dans le Var

L’automne en Provence, son ciel bleu, ses forêts de chênes qui commencent à perdre leurs feuilles, des nuits fraiches et des journées agréables font de ce nouveau terrain varois un lieu idéal pour les stages du CEETS.

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l’ambiance provençale…

Luc Richard, moniteur en formation, et Chris Cotard ont pu sans problème s’appuyer sur les caractéristiques de ce terrain pour faire vivre le contenu du stage N1. Et pour transmettre les bases de la survie et de l’autonomie en pleine nature à leurs stagiaires.

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Rallumer le feu, préparer le petit déjeuner, pendant ce temps les stagiaires plient leur camp…

Comme tout le monde est repartit satisfait dimanche en fin de journée, ce nouveau secteur proche de Brignoles accueillera dès 2017 des stages N1 et N2

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Le module abris et poncho…

Détails du programme N1 et prochaines dates :

Stage de survie niveau 1

Stage de survie niveau 2 CEETS

Fait : N2 en Haute Saône :)

En tant que directeur technique du CEETS, je me déplace désormais de temps en temps chez les moniteurs pour aller voir un peu l’état de leurs connaissances, et suivre un de leur stage histoire de voir à quel point ils bossent bien, les remettre à niveau au besoin, et échanger de leur pratique avec eux.

J’avoue avoir été particulièrement ému de voir Guillaume et Julien dans les collines de la Haute Saône le weekend dernier pour un stage niveau 2 « nouvelle mouture » avec un programme densifié par rapport aux N2 traditionnels.

Stage de survie CEETS niveau 2 topographie navigation
Stage de survie CEETS niveau 2 – navigation à la boussole…

J’avoue avoir été bluffé par le niveau méthodologique et les connaissances nouvelles acquises par Guillaume et Julien pendant ces trois ans où je ne les avais pas vraiment vu bosser.  lls ont continué à progresser, et ils continueront encore.  C’est vraiment génial…  :)

Bref, gros manitou content ;)

Stage de survie CEETS niveau 2
Stage de survie CEETS niveau 2

Détails du programme N2 et prochaines dates :

Stage de survie niveau 2

Stages de survie et vie sauvage : Le CEETS offre des stages de survie de grande qualité technique et pédagogique depuis 2003. Moniteurs en France, Suisse et Belgique.

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