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Vous trouverez ici régulièrement des contenus informatifs, articles, liens ou autres ressources sur le sujet de la survie, de la vie sauvage, de l'autonomie en milieu naturel, etc.

Cette base documentaire est et restera gratuite. Elle sera constituée à la fois des archives du CEETS, de quelques liens vers des sites ou des forums, et d'autres sources que nous jugeons intéressantes, sous forme de weblog (tous les articles seront empilés du plus récent au plus ancien).

 

LE KIT DE SURVIE NATURE
DE DAVID MANISE



 

COMMENT CHOISIR SON
INSTRUCTEUR DE SURVIEInstructeur de survie

Depuis quelques années, en France, l’offre des stages de survie en tous genres explose. Certains de ces nouveaux instructeurs sont des gens sérieux et compétents. D’autres, il faut être honnête, sont surtout des passionnés qui n’ont pas forcément le recul ni les compétences pédagogiques indispensables pour encadrer un groupe dans des conditions qui peuvent vite devenir extrêmes.

Un instructeur de survie a des responsabilités très lourdes a porter. D’abord, concrètement, pendant le stage, il faut gérer la sécurité de tout un groupe d’inconnus, dans une météo parfois incertaine. Mais le gros de la responsabilité continue d’être porté après, quand les gens repartent contents de leur stage : est-ce qu’ils ont appris des trucs réellement utilisables et fiables ? Ou repartent-ils avec un faux sentiment de sécurité qui va les pousser à se mettre en danger ?

Pour répondre à ces questions là, nous aimerions vous fournir quelques pistes utilisables de réflexion pour que vous puissiez choisir votre instructeur de survie VOUS-MÊME.

 COMPÉTENCE TECHNIQUE

De nos jours, tout le monde a accès à Internet et peut facilement avoir accès à des tas de techniques de qualité variable. Un formateur expérimenté, de son côté, sait trier ce qui fonctionne réellement, dans le monde concret, en situation de stress et en « mode dégradé ». On reconnaît souvent le bon instructeur non pas à ce qu’il enseigne, mais à ce qu’il n’enseigne PAS. Quand on est débutant, il est souvent difficile de se faire une idée des choses vraiment pertinentes, mais avec un peu de bon sens, on peut déjà se faire une idée.

 COMPÉTENCE PÉDAGOGIQUE

C’est une chose que de savoir faire. De savoir transmettre et faire réussir les autres est un champ de compétence totalement autre. Et ça ne s’improvise pas. De savoir mettre en place un programme de formation pertinent (qui réponde à un vrai besoin), d’élaborer des méthodes adaptées au terrain et au public, de corréler ces méthodes là avec les contraintes de terrain, de météo, les contraintes légales, et tout le reste… c’est un métier. Vraiment. Et c’est autre chose que de fourrer en vrac, sous un intitulé « stage », tout un tas de choses excitantes et sensationnelles qui vont plaire aux touristes.

 VALEURS ET ÉTHIQUE

Là, forcément, c’est une question subjective et personnelle. Mais au-delà du compte instagram et de prises de positions faciles, est-ce que la personne à qui vous allez confier votre vie (parce qu’au final c’est un peu de ça dont il s’agit, soyons honnêtes !) a des valeurs qui vous semblent compatibles avec cette activité ? Avec les vôtres ? Est-ce que cette personne, par ses ACTES et dans la durée, a démontré qu’elle garde un cap éthique qui vous semble cohérent ?

Est-ce que votre futur instructeur a pour objectif de passer un bon moment lui-même, de se créer une activité qui lui plaît ? De faire du business avec votre sécurité en milieu naturel ? Ou est-ce qu'il est là pour vous outiller et vous former ?

Toutes ces questions méritent d'être posées, et sont assez faciles à lire en filigrane quand on regarde le site, les réseaux sociaux ou l'investissement d'un instructeur de survie dans la discipline.

 QUELQUES CRITÈRES SECONDAIRES

L’âge. Eh oui. Même si plein de gens ont une maturité étonnante très tôt, et des compétences techniques qui vont avec… la même personne 15 ans plus tard sera encore plus compétente et plus sage. Soit on progresse, soit on régresse. Il ne faut évidemment pas cracher sur les formateurs de moins de trente ans, hein. Et les gens incompétents et imbus d’eux-mêmes vieillissent mal, en général. Mais un baroudeur qui vit vieux, bien souvent, est plutôt malin et prudent.

L’expérience. Là, il faut avouer que nous prêchons un peu pour notre paroisse, puisque le CEETS donne des stages depuis bien plus d’une décennie. Mais certains autres acteurs de la survie en France sont là depuis longtemps également. Ceux qui sont restés sont bien souvent ceux qui tiennent la route.

Le niveau d’investissement. Est-ce que votre formateur fait ça (ou des activités connexes) à temps plein, ou est-ce qu’il fait ça plutôt de temps en temps ? Quelqu’un qui consacre sa vie entière à un sujet est, généralement, moins mauvais que s’il y passe peu de temps. C’est assez logique.

Le respect des lois et réglementations en vigueur. Est-ce que, en milieu montagnard, un accompagnateur en montagne est présent ? Est-ce que votre instructeur s'invente un CV aussi prestigieux qu'invérifiable (faux et usage de faux) pour mieux se "marketer" ? Est-ce que votre instructeur a une assurance ? Certains très bons instructeurs sont hors-la-loi... mais en général ceux qui sont hors-la-loi sont plutôt (très) mauvais.

Pour le reste, il y a aujourd’hui — sur le marché de la survie en France — tout un tas d’offres allant de la plus sérieuse à la plus rocambolesque. Vous trouverez sans problème des gens pour vous faire vivre des expériences intenses qui vous feront toucher « vos limites » (en fait vous verrez juste que ça n’était pas votre vraie limite), d’autres qui vous outilleront, d’autres qui ne serviront à rien d’autre qu’à pouvoir dire à vos amis que vous avez fait un stage de survie, et le poster sur les réseaux. Il y en a vraiment pour tous, et nous ne jugeons pas les motivations ni les goûts de chacun.

Simplement, avant de foncer bille en tête sur le premier stage venu, demandez-vous si ça correspond vraiment à ce que vous voulez. Vous.

Bonne chance ! :)

David Manise

 

L'HYDRATATION
S'hydrater sur le terrain

Il y a déjà plusieurs milliards d’années, la vie est apparue sur terre. Enfin… On dit « sur terre », mais dans les faits la vie est apparue dans l’eau. Et si la vie est apparue d’abord dans l’eau, ce n’est pas par hasard. L’eau est un environnement particulièrement propice aux réactions physico-chimiques de base qui constituent les fondations mêmes de toute forme de vie, de la structure des parois cellulaires aux prémisses du métabolisme tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ainsi, nos lointains ancêtres sont nés dans l’eau, et en sont finalement sortis, non sans prendre soin d’emmener avec eux un peu de cette eau indispensable à la vie, emprisonnée dans leurs cellules, et dans leur corps tout entier… Et c’est ainsi que notre corps, encore aujourd’hui, contient environ 70 % d’eau (plus chez les bébés, moins chez les vieillards, plus chez les sportifs et moins chez les obèses). L’eau, pour notre corps, est une nécessité absolue.

Elle est présente dans toutes nos cellules. Elle est aussi le solvant de base de tous les fluides et de tous les électrolytes qui permettent le bon fonctionnent de notre système : sang, synovie, liquide céphalo-rachidien, lymphe, mucus, liquide intra-cellulaire… Tout comme on ne peut pas s’habituer à vivre sans oxygène, on ne peut pas s’entraîner à vivre avec moins d’eau. C’est physiologiquement impossible. Malgré cela, beaucoup de gens (et moi le premier) négligent quotidiennement leur apport hydrique. C’est une erreur. Nous buvons en général quand nous avons soif. Or, le signal d’alarme que représente la soif ne se déclenche dans notre corps qu’à partir du moment où nous avons déjà perdu environs 2 % de notre masse d’eau corporelle. Si on part du principe qu’un homme de 100 kg, composé de 70 % d’eau, a 70 kg d’eau dans son organisme, lorsqu’il commence à ressentir la soif, il a déjà perdu 2 % de ses 70 kg d’eau, soit 1,4 l ! Bref, au moment où notre soif se déclenche, nous sommes déjà en déficit hydrique important. Il faut donc considérer la soif comme un signal d’alerte… et c’est bien ce qu’elle est.

Pour l'anecdote, quand je pars faire des cours ou des activités sur le terrain avec mes élèves, par temps chaud, je les oblige gentiment à faire des réserves d’eau. Dans les faits, ces 500 ou 700 ml d’eau, bus en deux ou trois fois, avant le départ, réussissent souvent tout juste à ramener mes élèves à un niveau d’hydratation acceptable. Cette expérience, un peu désagréable, est largement récompensée dès que nous nous mettons en route. Pour beaucoup d’entre eux, c’est en fait une découverte… L’activité physique, avec la déshydratation en moins ! Ils se sentent ragaillardis, pleins d’énergie, et ils parcourent les sentiers avec un pas alerte et léger qui les surprend souvent eux-mêmes…

Concrètement, la sensation de soif est surtout liée à une augmentation de la salinité de notre corps plus qu'à une perte d'eau. On peut donc très facilement se déshydrater sans s'en rendre compte si on transpire beaucoup et qu'on perd des sels minéraux en même temps que de l'eau. Très souvent, d'ailleurs, dans ces moments nous n'auront pas soif. Nous aurons même -- si nous avons perdu beaucoup sel -- une certaine aversion pour l'eau. Dans ces moments, il est important de consommer un petit peu de sel et de respecter sa soif et son envie de boire : notre corps sait très très bien gérer son taux de sel, et il faut respecter son rythme et son instinct.

L'eau peut être absorbée par notre corps à un rythme maximal d'environ 700ml/heure. Dans la mesure du possible, il faut boire régulièrement et en petites quantités, et très régulièrement. Le tempo optimal est d'environ 250ml toutes les 20 minutes : trois mugs par heure. Au-delà de ça, l'eau est gaspillée et passe dans l'urine.

On peut augmenter la rapidité d'absorbtion et l'efficacité de celle-ci en consommant des boissons isotoniques. Pour ce faire, inutile d'aller gaspiller son argent dans des boissons sportives coûteuses et pleines de produits bizarres. On peut faire son mélange soi-même, ou encore acheter, en pharmacie, des solutés de réhydratation orale. Ils servent typiquement aux nourrissons qui ont des problèmes gastriques et, comme leur nom l'indique, ils servent à réhydrater les homo sapiens. On les trouve pour quelques euros, et ils sont vendus sans ordonnance. Il suffit ensuite de respecter scrupuleusement les dosages (typiquement, c'est 200ml d'eau pour un sachet de SRO, mais lisez bien la notice).

 COMMENT SAVOIR SI ON EST BIEN HYDRATÉ(E) ?

C’est simple. Nous sommes bien hydratés lorsque notre urine est claire, ET nous urinons régulièrement. Une urine complètement transparente est généralement le signe que notre corps se débarasse d'un surplus d'eau (si nous en buvons trop d'un coup, par exemple). Une urine foncée et odorante, de son côté, est le signe que notre corps a sécrété de l'hormone anti-diurétique : c'est l'hormone qui freine la sécrétion d'eau dans toutes nos glandes, et concentre tous les liquides émis par celles-ci : glandes salivaires, glandes sudoripares, et aussi... je vous le donne en mille, nos reins. De ce fait, notre urine contient moins d'eau, et donc est davantage concentrée en déchets organiques.

 LA DÉSHYDRATATION

Au repos dans une température ambiante élevée, un être humain moyen ne peut vivre que trois jours sans eau… et dès la fin du premier jour il est déjà gravement handicapé par la déshydratation. Au repos et à des températures plus fraîches, on peut résister plus longtemps . Dans les faits, une seule journée entière passée à tourner en rond frénétiquement dans les montagnes, à 40°C, peut suffire à nous déshydrater suffisamment pour que nous ne puissions plus marcher…

 QUAND FAUT-IL BOIRE ?

La réponse est simple, vous la connaissez déjà : avant d’être déshydraté(e)… et donc avant d’avoir soif, régulièrement et en petites quantités à la fois.

Dans la nature, et à plus forte raison dans une situation de survie, l’hydratation est l’une des toutes premières priorités. Étant exposés aux éléments (chaud, froid, vent, terrains parfois difficiles, stress, luminosité intense), étant plus actifs physiquement, nous avons généralement besoin de plus d’eau que ce que nous consommons dans notre vie de tous les jours. Or, dans la nature, nous buvons souvent moins qu’à notre habitude. Les raisons à cela sont multiples : parfois l’eau est simplement rare, ou alors sa mauvaise qualité nous rebute.

Parfois nous sous-estimons nos besoins en eau, ou alors nous préférons simplement garder notre sac léger et partir avec un litre alors qu’il nous en faudrait trois… Quoi qu’il en soit, la déshydratation est souvent le début d’un engrenage infernal. Il faut parfois près de deux heures à notre organisme pour absorber et commencer à utiliser l’eau que nous buvons. L’eau n’est pas absorbée par le corps dans notre estomac, mais bien dans notre intestin. Avant d’entrer en contact avec la paroi de l’intestin et de passer dans le flux sanguin, il faut donc que l’eau descende dans l’estomac et traverse le sphincter pylorique (la porte de sortie de notre estomac), pour s’engager dans l’intestin. Cela peut prendre entre 20 minutes et trois heures. Ce qui peut retarder le plus le voyage de l’eau vers notre gros intestin est notre sphincter pylorique. Ce petit muscle circulaire, qui est situé à la sortie de notre estomac, est généralement fermé. Périodiquement, et suivant des mécanismes de contrôle relativement complexes, ce sphincter s’ouvre et laisse s’échapper le contenu de l’estomac vers le duodénum et le petit intestin. Typiquement, cette ouverture se produit lorsque les sucs sécrétés par les parois de notre estomac ont suffisamment dégradé les aliments qu’il contient et que le corps juge qu’ils peuvent passer à la suite des étapes de leur digestion. Sur un estomac vide, l’eau que l’on boit passe donc très rapidement le sphincter pylorique puisque l’estomac n’a normalement pas besoin de la transformer pour qu’elle soit admissible dans le petit intestin. Mais si l’estomac est en train de digérer des aliments au moment où nous buvons notre eau, elle reste généralement dans l’estomac jusqu’à ce que les aliments soient prêts à poursuivre leur route normale, et elle n’est ainsi souvent absorbée que deux ou trois heures plus tard. Dans l’idéal, si on veut que l’eau que nous buvons soit absorbée rapidement, il vaut donc mieux boire 20 ou 30 minutes avant un repas, ou trois heures après. Si on veut s’hydrater rapidement, il vaut mieux, aussi, éviter les boissons chargées en éléments nutritifs (jus de fruits, boissons très sucrées, lait et produits lactés, alcool, thé, café…). Notre estomac a tendance à les confondre avec des aliments, et il les garde plus longtemps avant de les laisser passer. La température est aussi un facteur qui peut pousser notre estomac à retenir l’eau plus longtemps. De l’eau trop froide sera généralement réchauffée dans l’estomac avant d’être admise dans le reste du tube digestif. L’eau tiède ou légèrement fraîche est donc absorbée plus rapidement que l’eau très froide. L’eau chaude est absorbée aussi rapidement que l’eau tiède. Par temps froid on profitera de ces calories gratuites pour se réchauffer, mais par temps chaud il sera judicieux – autant que possible – de boire de l’eau plus fraîche que notre corps pour le rafraîchir par la même occasion.

 RATIONNER L'EAU ?

Contrairement à ce que l’on voit dans les (mauvais) films, il ne faut pas rationner l’eau, sauf si on est déjà bien hydraté. L’eau dans une gourde ne sert strictement à rien si on a soif. On retrouve ainsi parfois des gens morts de soif avec, dans leur gourde, une quantité d’eau suffisante pour leur sauver la vie… Si vous manquez, ou prévoyez de manquer d’eau, la meilleure chose à faire est d’en trouver, de la purifier, et de boire.

Votre meilleure gourde, c’est votre estomac et votre corps tout entier… Évidemment, si l’eau se fait vraiment rare on évitera de se surhydrater et donc de gaspiller l’eau sous forme d’urine claire et limpide. Mais en général quand le problème du rationnement se pose, l’urine est déjà marron fluo depuis longtemps.

Maintenant, parlons sésieusement : lorsqu’il est légèrement déshydraté, notre corps devient plus économe en eau. Nous transpirons moins, produisons une urine plus concentrée, salivons moins, etc. Ainsi nous pouvons étirer un peu nos réserves en eau, mais cela se fait au prix d’une bonne part de nos performances physiques et mentales, et d'un risque accru de coup de chaleur. Le tout est de comprendre cela clairement pour pouvoir établir un plan d’action qui tiendra compte des priorités et de la situation réelle. Mais dans le doute, mieux vaut boire. On réfléchit moins mal avec de l’eau dans le système, et on trouve plus facilement de l’eau quand on peut encore marcher. Bref, si l’eau se fait rare, il faut avant tout rationner sa transpiration (s’habiller correctement, trouver les coins frais, éviter les efforts intenses, travailler et se déplacer la nuit, etc.). Rationner l’eau… généralement et sauf cas précis, non.

 DE QUELLE QUANTITÉ D'EAU AVONS-NOUS BESOIN ?

Un adulte — au repos et dans un environnement tempéré — a besoin d’environ trois litres d’eau par jour pour combler ses besoins en eau. Ces besoins hydriques sont couverts par l’eau que nous buvons, évidemment, et aussi par celle que nous mangeons. Certains aliments, comme les fruits et les légumes frais, contiennent beaucoup d’eau et contribuent à notre apport hydrique. Dès qu’il fait plus chaud, ou dès que nous bougeons, nos besoins en eau augmentent radicalement, pouvant atteindre plus de dix litres par jour. Dans les faits, beaucoup de facteurs peuvent augmenter nos dépenses en eau et les faire passer de nos habituels trois litres par jour à des volumes records. Pour maintenir un niveau d’hydratation suffisant, il faut équilibrer ses dépenses et ses apports hydriques, en tenant compte de ces cinq principaux facteurs :

  • La transpiration : un être humain moyen possède 2,5 millions de glandes sudoripares. En plein « rush » de production de sueur, ces glandes peuvent sécréter plus d’un litre et demi de sueur à l’heure, voire encore plus chez certaines personnes. Pour moi, une heure de course à pied rapide en moyenne montagne l’été, c’est deux litres d’eau à récupérer.
  • Le stress ou le froid : un stress prolongé ou une exposition au froid auront le même effet de constriction des vaisseaux sanguins périphériques. Chassant le sang vers le centre du corps, cette vasoconstriction fera augmenter la tension artérielle, que le corps combattra en diminuant le volume sanguin par la production d’urine. Autrement dit, quand nous avons froid, ou quand nous sommes stressés pendant quelques temps, nous urinons davantage et nous perdons ainsi entre un et deux litres d’eau en un temps très bref. Le stress a aussi tendance à stimuler nos glandes sudoripares, ce qui n’arrange rien.
  • Les diurétiques : nous consommons quotidiennement des substances stimulant la production d’urine et la transpiration, qui nous déshydratent : les plus classiques sont l’alcool, le café et thé… et le tabac !
  • La digestion : quiconque a déjà abusé de la fondue savoyarde sait de quoi je parle. Certains aliments demandent de grandes quantités d’eau à notre corps pour être digérés, absorbés ou métabolisés. On pense spontanément (outre la fondue) aux aliments très salés ou très sucrés, et aux protéines, mais pratiquement tout ce qu’on mange implique une dépense hydrique. Pour cette raison, il vaut mieux éviter de manger si on manque d’eau… et ce jusqu’à ce qu’on en ait trouvé !
  • La respiration : l’air que nous expirons est saturé de vapeur d’eau. Par temps très sec (dans le désert, ou pire lorsqu’il fait très froid, ou en altitude), le simple fait de respirer peut nous coûter jusqu’à 200 ml d’eau à l’heure. En respirant par le nez et en parlant peu, on limite ces pertes hydriques.

Évidemment, comme le sang est constitué de plus de 90 % d’eau, toute perte sanguine devient aussi une perte hydrique. De même, la diarrhée et les vomissements peuvent nous faire perdre des volumes records d’eau et de sels minéraux qu’il faudra remplacer.

Histoire de me répéter une dernière fois, le meilleur indicateur de notre niveau d’hydratation est notre production d’urine. Tant que notre urine est claire et abondante, nous sommes généralement bien hydratés. Dans le cas contraire, il faut boire !

David Manise - texte révisé le 27 juin 2022

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